KYB milite pour la qualité depuis 1919

KYB milite pour la qualité depuis 1919

Depuis sa création par Shiro Kayaba en 1919, le fabricant d’amortisseurs a pris une place reconnue dans le monde entier. Une légitimité qu’il met au service de la qualité et de la sécurité.

C’est bien sûr au Japon, que KYB naît, plus exactement, le Kayaba Research Center, fondé par Shiro Kayaba qui n’hésite pas très longtemps à passer de la recherche à la production d’amortisseurs hydrauliques. Il est intéressant de noter, car ce n’est pas usuel, qu’un grand groupe fabricant d’équipements automobiles prend sa source dans un centre de recherche. Cela préfigurera l’attention portée à la R&D. En 1935, l’entreprise prend, alors, le nom de Kayaba Manufacturing Co. Ltd. Et c’est sous ce nom que le groupe entre en bourse à Tokyo, en 1959. Se développant de plus en plus pour devenir le groupe mondial que l’on connaît bien aujourd’hui, Kayaba devient KYB, en 2005, une appellation plus facile à retenir dans le monde entier.

2Conjuguant ses investissements majeurs en recherche et développement et donc sa capacité à innover en permanence à une production axée sur la qualité, KYB s’est assurée une solide place dans le cercle assez fermé des fournisseurs première monte en suspension et amortisseurs. Et aussi en après-vente, ce qui nous intéresse au plus haut point, car les conseils qui suivent pour la rechange émanent d’un fabricant présent sur l’automobile dès sa conception.

Aujourd’hui, le groupe compte 32 établissements dans le monde, répartis dans 21 pays, emploie 10 000 personnes et dispose en propre de 15 usines de production en Asie, Europe et sur le continent américain. Son savoir-faire lui permet de passer d’une référence à une autre en 15 secondes, grâce à l’automatisation de ses chaînes de montage ! KYB est présent en première monte chez GM, Honda, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Infiniti, Chrysler, Subaru, Toyota, Lexus, Volkswagen, Renault, Dacia, Peugeot… et à la rechange !

Les risques liés à un amortisseur usé

Si l’on considère que la température lors du fonctionnement d’un amortisseur peut atteindre les 120°C, que la pression interne atteint 50 bar, (illustrons en précisant que c’est comme poser 51 Kg sur 1 cm2) et que le nombre de cycles au km est de 1 500 ~ 2 500, (donc à 80 000 km l’amortisseur aura fait 120 à 200 millions de cycles), les risques liés à un amortisseur usé concernent les distances de freinage, un déport excessif, une mauvaise tenue de route et des effets d’aqua planning.

Détaillons: avec l’usure, les distances de freinage sont dangereusement allongées, et au fur à mesure qu’on atteint des vitesses élevées, il devient encore plus difficile de stopper son véhicule en temps voulu et ceci, quel que soit l’état de nos plaquettes et disques de frein, puisque, tout simplement, le véhicule n’adhère plus correctement à la route…

« Les risques liés à un amortisseur usé concernent les distances de freinage, un déport excessif, une mauvaise tenue de route et des effets d’aqua planning.»

Ce phénomène est d’autant plus décuplé lorsque notre véhicule est équipé de système d’ABS. Parallèlement, avec des amortisseurs usagés, le risque de tête à queue (ou déport) est considérablement augmenté.

De même, la tenue de route du véhicule est sensiblement affectée, lorsque les amortisseurs sont usés et les conséquences s’énoncent ainsi : risques de sortie de route lors des virages, inconfort de conduite et fatigue augmentée des conducteurs due aux vibrations de caisse, éblouissement par les feux du véhicule des usagers venant d’en face (impression que le conducteur en face vous fait des appels de phares) …

Tous ces phénomènes liés à un amortisseur usagé deviennent aussi vrais, hélas, si l’on se laisse aller à monter un amortisseur de mauvaise qualité ou de copie. Du coup, c’est la vie de son client automobiliste que l’on risque … pour quelques dinars de moins à l’achat

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Comment KYB garantit la qualité de ses produits    

On a vu précédemment que la température interne d’un amortisseur atteint les 120°C et que la tige est sollicitée des millions de fois au cours de la vie d’un amortisseur, c’est pour cela qu’il est capital d’utiliser ce qu’il y a de meilleur en termes de matériaux pour la fabrication de ses amortisseurs. Ainsi, la couche et la qualité du chrome utilisées par KYB sur la tige (axe de l’amortisseur) garantissent à l’amortisseur une durée de vie bien plus longue que nombre des produits de ses concurrents.

La haute qualité des joints et des clapets assure une plus grande fiabilité, (chez KYB ainsi, le retour en garantie quasi nul). Par ailleurs, l’équipementier japonais porte une attention particulière à l’huile utilisée (synthétique) dans ses amortisseurs, une huile dont on peut distinguer les caractéristiques suivantes :  de bonnes caractéristiques anticorrosives, une résistance élevée à l’oxydation, une stabilité aux basses températures, une résistance élevée au cisaillement (en anglais : shear), une faible agressivité à l’égard du caoutchouc, une faible évaporation, des propriétés anti-émulsion élevées et un bon pouvoir lubrifiant.

Enfin, la viscosité de l’huile est très peu sensible aux variations de pression enregistrées dans le corps de l’amortisseur. Le corps de l’amortisseur est peint avec le procédé dit « électro-dépose » qui est le précédé inverse à « l’électrolyse ». On voit, au travers de ses spécifications, délivrées par KYB, qu’un amortisseur s’avère un produit hautement technologique dont chaque étape de fabrication doit être respectée pour éviter des conséquences importantes. Dans la vie de l’amortisseur, il faudra, en outre, détecter rapidement son état d’usure..

Comment diagnostiquer un amortisseur usagé (voir schéma ci-dessous)

Lors des opérations de maintenance courantes, de nombreuses opportunités pour contrôler l’état de la suspension se présentent, surtout lorsque la roue est démontée. Il existe 3 types de contrôles qui peuvent être utilisés, afin de diagnostiquer un amortisseur usé, le test routier, le contrôle visuel et le banc test amortisseurs:

4Le test routier

Dans certains cas, pour une raison ou une autre, un garagiste a la possibilité de conduire la voiture d’un client pour un test routier, les symptômes suivants sont le signe d’un amortisseur usé : Cabrage au démarrage et plongée lors du freinage, rebond, embardée et roulis, vibrations au volant.

Le contrôle visuel

Lors du contrôle visuel on peut inspecter plusieurs points sur un véhicule afin de diagnostiquer un amortisseur usagé. La vérification du compteur kilométrique doit être le
1er réflexe qu’un technicien doit avoir lorsqu’un client se présente à l’atelier. A plus de 80 000 km, l’amortisseur est usé et il est alors essentiel de demander au client si le remplacement des amortisseurs a déjà été effectué.  Lors d’opérations courantes (freinage, pneumatique, etc.) et que la roue est démontée pour un contrôle sur la suspension, on peut contrôler sur l’amortisseur les signes d’usure suivants : le kit tasseau, le kit de protection, le ressort, la tige, les joints d’étanchéité
( fuite d’huile), le tube extérieur ou encore les fixations (silent bloc).   

Le banc test amortisseur

C’est un banc de mesure qui permet d’isoler et de qualifier l’usure d’un amortisseur. Simple d’utilisation, le banc effectue le contrôle complet des amortisseurs du véhicule en quelques minutes. Le banc test amortisseurs apporte un vrai plus technologique en analysant la réponse de l’amortisseur à sa fréquence de résonance variable. Le résultat obtenu est totalement indépendant de la pression des pneumatiques et de la charge du véhicule. En plus de sa grande précision, le banc test amortisseurs dispose d’avantages déterminants :
facilité d’installation, simplicité d’utilisation, rapidité de résultats, fiabilité.

(rubrique réalisée avec le concours de l’équipe de KYB en charge de l’Algérie)

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