Mourad Azri, directeur général d’Auto West Diesel

Mourad Azri, directeur général d’Auto West Diesel

« Il faut continuer d’investir et être optimiste »

Interviewé au printemps de l’année 2017, le patron d’Auto West Diesel, Mourad Azri a, depuis, investi dans ses moyens de production et a implanté un centre logistique à Alger, pour compléter son maillage territorial déjà bien maîtrisé à partir du siège oranais. Il a investi depuis 2017, et entend bien poursuivre parce que « Auto West Diesel se prépare, anticipe et se projette pour asseoir sa place sur le marché. Pour cela, il faut continuer d’investir et être optimiste pour voir l’avenir dans un contexte radieux. Il faut y croire, espérer que le gouvernement dessine une politique économique précise et porteuse afin que les investisseurs aient envie de venir en Algérie. Parce qu’il n’y a pas de secret, nous avons besoin de partenariats avec les groupes internationaux pour industrialiser notre pays et le développer. Cela va prendre du temps et c’est pourquoi il est aussi capital de donner au monde une vision claire de la stratégie politique, économique et sociale que l’Algérie entend mener pour son pays, ses habitants et également pour tous ceux dont le travail consiste à créer de l’emploi. Personne ne se projette s’il n’y a pas de vision politique et économique claire qui se dessine et encore moins les investisseurs. Mais je reste optimiste. » Il ajoutera que les nouvelles technologies liées aux véhicules électriques et hybrides, aux nouvelles batteries ne sont pas encore à l’ordre du jour parce qu’il faut des infrastructures, des stations de charge, et qu’il doute que les importateurs de voitures vont se précipiter sur des véhicules électriques si le réseau de stations n’est pas prêt. En conséquence, les véhicules essence et Diesel auront encore la part belle et, ce marché-là, Mourad Azri le connaît par cœur !

La pièce de rechange jamais ne faiblira !

Comment a évolué le marché ces 5 dernières années, comment il va évoluer ? Pour Mourad Azri, cela se résume à une phrase : « Le marché de la pièce de rechange est un marché porteur qui restera porteur ! Et notamment, en Algérie où la voiture constitue encore le meilleur moyen de se déplacer, puisqu’il manque beaucoup trop de moyens de transport et d’infrastructures. Par ailleurs, nous nous adressons essentiellement aux propriétaires de véhicules anciens, qui n’ont pas les moyens de changer de véhicules tous les ans et pour lesquels la question de l’entretien et de la réparation s’avère cruciale. Si l’on considère que 40 % du parc a plus de 10 ans, on comprend mieux l’importance du marché de la rechange en Algérie. » Pour autant, il ne sera pas dit que l’arrêt des véhicules d’importation ait eu un impact significatif sur le marché et privilégie les importateurs de pièces hors réseaux constructeurs comme Mourad Azri nous l’explique : « On a profité un peu du manque de véhicules neufs et du report vers l’ancien que cela a généré. Mais, les acheteurs de véhicules neufs ne sont pas majoritaires dans notre clientèle. En revanche, ce que l’on a noté et qu’on peut déplorer, c’est l’impact que cette mesure a eu sur le marché du véhicule d’occasion qui est surcoté aujourd’hui. Quand la demande est supérieure à l’offre, il est inévitable que les prix montent. Un véhicule qui devrait se vendre dans les 450 000 dinars, se vend entre 600 et 700 mille dinars. Cela n’a pas de sens, surtout que le pays traverse une crise et que le pouvoir d’achat fléchit. »

HD

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