Mohammed Siad affiche sa confiance

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Alors qu’une belle effervescence régnait comme d’habitude sur le stand du Groupe Siad, tenu par les équipes et les sept frères, tous plus investis les uns que les autres dans la promotion de l’entreprise familiale, Mohammed Siad, le président du Groupe, serein, nous a reçus pour nous faire part de ses réflexions. Echos.

« En ce moment, nous confie-t-il, le marché algérien va changer de cap et passer d’un 100 % importation (ou presque) à une industrialisation à marche forcée. Il est de notre devoir, en tant qu’acteur dans la rechange automobile d’aller vers l’industrie et la production, malgré le fait que ce n’est pas notre métier et que cela représentera beaucoup d’investissement dans l’acquisition des savoir-faire. Ce tournant s’avère très positif, car un pays qui ne produit rien, ce n’est pas normal, pas plus qu’un pays qui n’exporte pas, qui ne fabrique pas ! Pour moi, produire, c’est essentiel, produire de la qualité tout en étant compétitif, importer utile et exporter plus, voilà ce que nous sommes en train de vivre comme mutation. » Mais y a-t-il des projets concrets ?

Bientôt, mais pas n’importe quoi…

« Nous nous sommes déjà mis d’accord pour déterminer qu’Oran abriterait notre site de production et nous sommes à la recherche de partenaires. Nous ne voulons pas nous tromper et nous ne sommes pas encore arrêtés sur la ligne de produits que nous allons choisir, car nous avons dressé un certain nombre de critères avant de sélectionner l’activité. L’un des ceux-ci portent sur la disponibilité des matières premières en Algérie, un autre évoque la possibilité d’exporter en Afrique, parce que les produits que l’on fabrique seront aussi bien acceptés par notre marché intérieur que par les marchés africains. La raison en est simple et se fonde sur le bon sens : il faut des volumes pour créer un business qui puisse être rentable. » Et lorsque nous évoquons la carrosserie industrielle, un secteur que le Groupe avait, un temps, en portefeuille, Mohammed Siad nous explique «  que c’est une autre division, que c’est plutôt à regarder du côté des transporteurs et que ce n’est pas dans  cette direction qu’ils veulent aller » avant de nous révéler la vraie raison du délai réservé à la mise en route…

Vers l’OEM, tout de suite

« Notre domaine de prédilection, c’est la pièce de rechange qui est fabriquée selon des cahiers de charge garantissant la qualité. Nous ne nous lancerons pas dans la fabrication si nous ne pouvons pas accéder à un niveau de qualité premium. C’est pourquoi, nous visons dès le départ l’OEM. Il est bien plus aisé de se mettre à l’Aftermarket quand on est fournisseur des constructeurs automobiles en première monte. Or nous avons des constructeurs qui s’installent en Algérie, c’est un très bon timing pour nous tourner vers ce niveau de production. On a vu des fournisseurs de seconde monte travailler dur pour obtenir une place en première monte en vain. Certes, il n’est pas forcément nécessaire d’obtenir un rôle de fournisseur première monte mais de faire en sorte que la qualité des produits que nous fabriquons sera reconnue par l’OE. Et comme à l’instar de Stellantis, nous voyons apparaître de nouveaux constructeurs (ou des annonces en tous les cas), provenant de Corée, de Chine d’Allemagne et plus généralement d’Europe, il apparaît indispensable de se mettre au diapason de leurs exigences tant au niveau de la qualité que du respect de l’environnement et du développement durable. »

Hervé Daigueperce

Rédaction
Rédactionhttps://www.algerie-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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