Tunisia Automotive : Vitrine active des promesses de l’industrie automobile tunisienne

Tunisia Automotive : Vitrine active des promesses de l’industrie automobile tunisienne

Plus que le salon des composants et pièces de rechange automobiles, Tunisia Automotive, qui s’est déroulé du 27 au 30 novembre, à Tunis, a su fédérer, autour de la démonstration des atouts du secteur de l’automobile du pays, les représentants de toute la filière automobile. Impressionnant et prometteur.

Lancé en quelques mois, le Salon des composants et pièces de rechange de Tunis prenait un très gros risque en raccourcissant tous les délais normalement dévolus à une telle manifestation, alors que les professionnels éprouvaient encore des difficultés à se positionner. Nul doute qu’avec un peu plus de temps, la physionomie de ce salon aurait été bien différente, plus construite, plus importante, plus aboutie, mais, peut-être, a contrario, moins représentative de la filière automobile et de ses atouts. Pour les visiteurs internationaux et même pour les commentateurs locaux, cette première version, sorte de pilote grandeur nature destiné à dessiner le futur salon, a servi non seulement de vitrine des métiers de l’automobile, mais aussi de plateforme d’échanges de professionnels qui se connaissent, mais se fréquentent peu. Ne serait-ce que pour cela, Tunisia Automotive méritait le forcing de sa conception. Imaginez, en effet, à côté de leaders mondiaux de la câblerie, des équipementiers première monte et de rang 2,
un constructeur local, des constructeurs en montage de véhicules, des équipementiers dédiés à la rechange et des importateurs de pièces, des fabricants d’accessoires, mais aussi de solutions informatiques, des fournisseurs de data, des manufacturiers … le tout cerné par les écoles et universités réputées pour « mettre sur le marché » des techniciens supérieurs et des ingénieurs de très bon niveau. Ce rassemblement a favorisé des dialogues inédits, et généré, également, des tables rondes de bon niveau  établissant avec rigueur – et un zeste de patriotisme – un état des lieux des atouts de la Tunisie dans le secteur de l’automobile, des atouts boostés par l’historique de la fabrication des composants automobiles (deuxième pays exportateur en Afrique) mais aussi des progrès à accomplir, sorte de feuille de route que le Ministre de l’Industrie et des PMEs, Slim Feriani a, d’une certaine manière cautionnée, par une visite détaillée des stands et des échanges réels avec les exposants, les associations, fédérations et journalistes.

Cet hétéroclisme bienvenu pour une première est le fruit du travail mené conjointement par la société des foires internationales de Tunis, présidée par Nejib Ben Miled, secondé par son directeur général adjoint, Youssef Balma, par La Tunisian Automotive Association, présidée par Nabhen Bouchaala, assisté par Lamia Gharbi, secrétaire générale, mais aussi par le Cetime, Centre Technique des Industries Mécaniques et Electriques, dirigé par Brahim Chebili. Ces acteurs ont bénéficié de la collaboration des Fédérations Nationales (de la Mécanique et aussi de l’Electricité et de l’Electronique, UTICA), d’Agences de Promotion (de l’Industrie et de l’Innovation, A.P.I., de l’Investissement Extérieur, Fipa Tunisia) et du Centre de Promotion des Exportations (Cepex). TAA et Fipa Tunisia ayant, en outre, organisé des tables rondes de haute tenue (Tunisia Automotive Day) et des workshops, ainsi que le Cetime. En clair, Tunisia Automotive a su générer en très peu de temps une manifestation extrêmement bien organisée, au Kram Tunis, dont les objectifs premiers, à savoir, promouvoir la Tunisie comme pays producteur de pièces et composants, attirer les investisseurs nationaux et internationaux, et surtout révéler des savoir-faire techniques et d’ingénierie disponibles immédiatement pour aborder les nouveaux défis de l’automotive, ont été largement atteints.

Un salon aux allures de répétition générale

Ils étaient tous là et pourtant certains se demandaient encore ce qui les avait décidés. Un lien, cependant les unissait, démontrer à tous que la Tunisie avait le savoir-faire en automobile, et le démontrer de manière physique en exposant côte à côte. La Tunisie mérite son salon automobile comme les autres pays du Maghreb, – si l’on circonscrit le rapprochement à la région, son salon automobile dans ses deux versions, pièces et équipements, d’un côté, et salon de l’auto, de l’autre. Une volonté affichée par Nejib Ben Miled, qui a, d’ailleurs, annoncé l’établissement d’un salon de l’automobile consacré aux véhicules l’an prochain, évoquant une alternance avec celui de l’après-vente, qui devrait également porter les couleurs d’Equip Auto Tunisia, suite à l’accord passé avec Jacques Mauge, Président de la Fiev et d’Equip Auto. Car un salon s’enrichit de ses visiteurs nombreux, or les équipementiers première monte, ne travaillant pas en rechange, n’attirent que des acheteurs. Discrets. Pourtant, derrière cette apparente incongruité, se projetaient d’autres ambitions très avouables, très louables devrait-on dire, comme on peut s’en rendre compte avec les propos que nous a tenus, non sans une certaine fougue, le directeur de la communication et du marketing du groupe Leoni, Mehdi Ben Mahmoud : « Effectivement, nous n’avons rien à vendre, précisément, sur ce salon, puisque nous livrons exclusivement la première monte, mais il nous a semblé important d’être sur Tunisia Automotive pour trois raisons principales. D’abord, parce qu’il était essentiel pour notre image de marque, notre notoriété de participer au salon, et inversement d’apporter au salon l’image d’un groupe qui a fait confiance à la Tunisie au point d’en devenir le premier employeur privé avec 17 000 employés – Leoni, groupe allemand, et l’un des leaders mondiaux de la fabrication du câblage auto, de la fibre optique, domestique électrique et de réseau, est implanté depuis 1977 en Tunisie, ndlr. Ensuite, pour entrer en contact avec les fournisseurs, dont certains sont présents ici (comme Coficab, par exemple), et d’autres pouvant le devenir, car il faut savoir que 27 % de ce que nous achetons provient de Tunisie. Enfin, parce que le département ressources humains chez Leoni est toujours en quête de nouveaux collaborateurs. Beaucoup d’étudiants nous rejoignent pour effectuer leur projet d’études, des ingénieurs postulent chez nous, parce que nous recrutons bien sûr des ouvriers, mais surtout des middle managers.

Nous avons de très nombreux candidats mais nous sélectionnons les meilleurs et, sur le salon, nous avons reçu un grand nombre de demandes. Et s’il fallait ajouter un quatrième argument, je dirais qu’en tant que lauréat du prix du meilleur partenaire social de la CCRB (Chambre d’orientation et de reconversion professionnelle), nous nous devions de témoigner de l’opportunité qui s’offre aux investisseurs de travailler en toute sérénité en Tunisie. » On notera, d’ailleurs, que la Tunisie semble beaucoup mieux armée que ses voisins en matière de middle management, un casse-tête ailleurs, que tentent de résoudre les professionnels avec des partenariats de formation avec les grands groupes de distribution de pièces, et les équipementiers fournisseurs. Toujours du côté des équipementiers, chez OneTech, spécialiste mondial en mécatronique, câblages et ICT, il s’agissait de prospecter, tout simplement, comme le précise Dorra Tarkhani, key account manager, : « Nous recherchons des clients et saisissons toutes les occasions pour y parvenir. Tunisia Automotive s’est présenté comme une réelle opportunité. Nous sommes reconnus dans le monde entier, mais cela ne nous empêche pas de saisir les occasions de présenter notre groupe, notre savoir-faire et aussi de promouvoir la Tunisie ! » Même constat du côté de Coficab qui ajoute également un autre argument, souvent évoqué pendant le salon, ainsi qu’en témoigne Myriam Elloumi, Corporate Affairs & Business Development manager : « Pour nous adresser aux investisseurs internationaux, répondre à leurs besoins et les attirer vers la Tunisie, nous devons refondre notre communication. En effet, certains de nos voisins sont très forts en communication mais pas aussi compétitifs que nous. Si nous n’avons pas de grand constructeur mondial installé ici, nous disposons d’un tissu industriel très diversifié au niveau électrique, électronique, des composants, qui pourrait attitrer justement un constructeur. Trop peu d’acteurs internationaux savent que nous avons des champions nationaux, des groupes tunisiens à l’échelon mondial, ce que n’ont pas forcément nos voisins. C’est pourquoi, à l’heure où l’Europe de l’Est devient moins attractive et que les investisseurs regardent à nouveau vers le Maghreb ou l’Europe de l’Est, nous avons notre carte à jouer. Ne serait-ce que pour passer ce message, nous devions exposer. Et nous espérons que le salon prendra, par la suite une dimension bien plus importante. Pour la première édition, c’était une course contre la montre. »

L’après-vente bientôt en première ligne

Bien qu’on ne puisse que se féliciter d’un front commun des acteurs de la filière pour vanter les mérites d’une industrie automobile aux compétences éprouvées, il ressort que le positionnement du salon doit s’affiner afin que Tunisia Automotive devienne un vrai salon du business, réunissant fournisseurs, clients et clients des clients. En clair, la prochaine édition, qui devrait être élaborée en partenariat avec les instances d’Equip Auto devra imprimer sa marque de salon de la pièce et de l’équipement en Aftermarket, pour réunir équipementiers (nationaux et internationaux), fournisseurs d’équipements de garages et d’outils de diagnostic, pneumaticiens, fabricants d’accessoires, de peinture, de lubrifiants, et aussi réseaux de maintenance et de réparation etc. Sans oublier, donc, les distributeurs de pièces, les importateurs, et leurs clients – visiteurs, à savoir les mécaniciens, électriciens, carrossiers, garagistes, centres de remplacement de pneus, de pare-brise, de capteurs, stations-service, centres de contrôle technique etc. Ce qui n’exclut pas le mélange des genres comme en témoignait la présence d’Actia, un équipementier français très bien implanté en Tunisie, qui livre en première monte mais aussi en rechange, apporte des solutions de diagnostic, de réparation, de solutions embarquées, multimédia, télématiques, et qui développe des projets innovants pour les bus et PL des flottes tunisiennes. Actia qui se présente comme un exemple d’intégration réussie en Tunisie, avec des sites de production, un centre de recherche et de développement et désormais une filiale commerciale pour répondre au plus près des clients en leur proposant de nouvelles solutions. Un groupe qui a tout intérêt à voir ses clients transporteurs ou professionnels de l’automobile sur un salon positionné « solutions de réparations, de maintenance, de diagnostic » pour les pros ! C’est aussi l’objectif d’un Denso, fabricant japonais au rayonnement mondial, représentée en Tunisie par un distributeur exclusif, qui entend bien rencontrer sur le salon les grossistes, comme le précise Safieddine Negra, responsable marketing de Denso Tunisie : « Nous représentons la marque sur le salon pour toucher principalement les grossistes qui forment le gros de nos clients, avec les maisons, et quelques marchés publics.

Nous souhaitons que le positionnement du salon soit plus axé Aftermarket, et qu’on ait, en plus, le week-end pour que les professionnels puissent se libérer et venir. Pour cette édition, nous avons effectué plusieurs opérations via internet pour inviter clients et prospects à nous rejoindre comme SMD, par exemple, mais le timing était vraiment court, et il faut que beaucoup d’exposants de pièces et d’équipements soient présents, afin qu’une offre globale attire les visiteurs professionnels ». Une prise de position, à laquelle adhère pleinement Mourad Chaffai, directeur commercial de LTM et directeur du markéting du groupe Misfat : « Nous sommes vraiment contents que le salon reprenne vie dans notre pays. Il y a dix ans, il y avait une multitude de petits salons en plus du salon de Tunis et les professionnels du secteur, fabricants comme réparateurs, avaient l’habitude de se retrouver à ce rendez-vous professionnel important pour eux. Aujourd’hui, le groupe Misfat est plutôt venu exposer sur le salon, pour promouvoir l’industrie tunisienne, mais entend bien bénéficier d’un salon plus tourné vers l’après-vente. Misfat qui domine le marché de la filtration dans le pays avec sa propre structure indépendante Azur et des centres de distribution, est devenu aussi, l’un des leaders de l’amortisseur avec LTM, en prenant des parts de marché en Tunisie sans que SIA’AM n’en perde. Un salon professionnel de la rechange ne peut qu’aller dans le sens de la croissance du secteur, c’est pourquoi, pour cette édition, nous avons vraiment investi pour l’avenir ! » Parallèlement, un positionnement plus après-vente automobile, plus aval de l’automobile participe aussi de la professionnalisation d’une filière, qui doit accueillir, demain, les véhicules les plus sophistiqués et bien sûr les nouvelles mobilités. Tunisia Automotive doit aussi permettre à la profession d’indiquer aux automobilistes et aussi aux réparateurs de proximité, quelles sont les marques auxquelles faire confiance, des marques de pièces d’origine (équipementiers d’origine) ou de qualité d’origine. Pour les grossistes, un salon comme celui-là s’avère un fantastique vecteur de communication sur la qualité des produits et des services. C’est également, en ce sens, que les réseaux de centres automobiles s’invitent sur le territoire à l’image d’Euro Repar Car Service, le petit dernier, si l’on peut dire, mais aussi le plus entreprenant, actuellement, comme le révèle Mohamed Sahl Abbessi, directeur du développement du réseau d’Euro Repar Car Service Tunisie : « Nous sommes la seule enseigne de réparation présente sur le salon, cette année, pour s’adresser au marché. Nous voulons faire connaître la marque auprès des professionnels du secteur. Euro Repar Car Service est une enseigne qui rassure les automobilistes, parce que c’est le constructeur PSA qui est derrière, synonyme de qualité des pièces, de traçabilité et aussi de qualité de services, de respect des cahiers des charges et des normes constructeurs etc. Le marché tunisien doit se moderniser et nous, en tant qu’opérateur sur le marché avec 12 Euro Repar Car Service, nous devons participer à la modernisation du secteur. La réparation s’organise autour des réseaux de marque et ce que nous proposons a de quoi séduire à la fois les professionnels de la filière et, à la fois, rassurer les automobilistes ».

Une tradition authentique de savoir-faire industriels

Autour des années 60 …, voilà ce que les professionnels rappellent, lorsqu’il est question de l’origine de l’expérience tunisienne en matière industrielle, notamment automobile. « C’est au cours des années 60 que s’est développée l’industrie automobile en Tunisie, sublimée par une forte croissance du secteur, puis les constructeurs automobiles se sont intéressés à la Tunisie, au début des années 90. En 1999, on comptait déjà 33 entreprises automobiles totalement dédiées à l’exportation et l’on en compte aujourd’hui cinq fois plus, une croissance qui révèle que la période post révolution n’a pas perturbé le secteur automobile », explique en préambule de la plénière de Tunisia Automotive Day, Samy Zaoui, expert chez Ernst & Young. Qui reprend en ces termes : « le secteur automobile a généré plus de deux milliards d’euros d’exportation en 2016, représentant une part du PIB de 4 %. Entre 2010 et 2016, la croissance des exportations s’est montée à 10 %, chaque année. » Samy Zaoui révélera peu après que le secteur du câble a été à l’origine des trois quarts des exportations ! Et globalement, la Tunisie jouit de ressources humaines assez exceptionnelles dans la région, par tradition, et aussi par une mobilisation du gouvernement, qui a su voir en sa jeunesse un réservoir de savoir-faire et investir sur leur formation. C’est ainsi que le présente Khalil Laabadi de la Tunisia Investment Authority et Fipa Tunisia en ces quelques mots : « Le facteur humain est primordial en Tunisie, nous disposons d’universités de haut niveau, de centres techniques et de formation dans les métiers de l’automobile, dont les étudiants diplômés peuvent apporter la matière grise nécessaire, ainsi que des services aux investisseurs. Nous avons beaucoup de projets en recherche et développement en cours, par des investisseurs tunisiens et des constructeurs automobiles. Et avant cela, nous devons nous reporter au début des années 70, époque où la sous-traitance industrielle avec des entreprises internationales s’est composé un tissu extrêmement riche. Ces sous-traitants ont su développer cette expérience acquise auprès des donneurs d’ordre au point de devenir des acteurs de premier plan et des fournisseurs de la première monte. » Khalil Laabadi ajoutera peu après que cette matière grise a su très bien s’exporter aussi – un regret pour nombre de professionnels du secteur en Tunisie– et qu’il n’est pas interdit d’intégrer dans le développement industriel en Tunisie, cette chaîne de valeurs que représentent tous ces ingénieurs reconnus, employés dans les grandes entreprises internationales du monde entier. » Le premier message clair qui est ressorti de ces quelques échanges – très suivis par des professionnels de l’automobile comme par des étudiants – a fait état de formidables ressources humaines formées et bénéficiant d’une culture industrielle automobile forte, des ressources humaines à même de servir les intérêts de toute entreprise désireuse d’implanter un site industriel, un centre de recherche et de développement ou encore de tests, un centre logistique ou une filiale de distribution.

Une stabilité propice aux affaires

Bien qu’il soit difficile dans tous pays de revenir sur des épisodes douloureux de son histoire, les institutionnels comme les professionnels de l’automobile – souvent portant les deux casquettes, un atout qu’on évoquera plus loin – n’ont pas hésité à jouer la transparence pour mieux dessiner le renouveau actuel. En effet, la période de la révolution a marqué les esprits des groupes internationaux, au point que beaucoup ont quitté le pays, alors que d’autres ont préféré investir ailleurs. Aujourd’hui, la situation s’avère très favorable, parce que la stabilité est revenue, comme en témoigne Hichem Elloumi, vice-président de l’Utica (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) et P-dg de Coficab : « L’environnement des affaires s’avère très favorable en Tunisie, parce que nous bénéficions d’une stabilité fiscale, sociale et politique. En effet, le nouveau président en place a su installer une stabilité politique, qui s‘est aussi traduite par une stabilité sociale dans les entreprises, – qui avait été malmenée pendant la révolution. En outre, un Conseil National du dialogue social a vu le jour, un conseil constitutionnel qui associe des membres du gouvernement, des représentants du patronat et du syndicat des travailleurs. Ce conseil tripartite, dont l’enjeu est le dialogue social favorise les affaires par la stabilité qu’il procure. On pourrait ajouter que la plateforme tunisienne s’avère très favorable au développement international et propice pour accueillir des groupes internationaux européens ou chinois, afin de participer au déploiement des technologies liées au véhicule électrique, par exemple. Nous savons le faire, et nous le prouvons par des réussites avérées. Lorsque dans les années 90, des équipementiers mondiaux nous ont fait confiance (à Coficab, spécialiste du câblage électrique, ndlr), et qu’ils nous ont demandé de les accompagner, nous n’avons pas hésité sachant que cela exigeait de la performance. Cette performance requérait des produits de qualité, de la compétitivité, une logistique solide, de l’innovation, de la R&D puissante. Ce que nous avions en Tunisie et que nous avons amplifié. Et puis, il faut aller sur des secteurs porteurs, suivre les grandes tendances de l’industrie automobile, multiplier les contacts pérennes avec les fournisseurs. Aujourd’hui, nous travaillons sur les câbles pour les véhicules électriques, sur les véhicules connectés. Le secteur est grand ouvert et les ressources dont regorge la Tunisie doivent servir non seulement à développer l’export, mais aussi à accompagner les groupes internationaux désireux de s’implanter dans un pays qui offre de nombreux avantages. »

  Hervé Daigueperce

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