A nouveau sur EQUIP AUTO ALGER, Guy-Olivier Ducamp félicitait les équipes algériennes pour leur réussite sur le terrain, la croissance de la marque et les prouesses en termes d’intégration locale. Motrio Algérie devenant un exemple d’adaptation au marché local, Guy-Olivier Ducamp a voulu témoigner de son intérêt et de celle des autres Motrio du monde, avides de savoir-faire dans le multimarquisme et l’approvisionnement raisonné d’un parc circulant. Verbatim.
De la croissance de Motrio en Algérie
« Motrio Algérie a ajouté 300 produits en un an, en local, c’est déjà très bien et prometteur pour notre (très) ambitieux plan de développement pour les prochaines années. Nous nous nous étions engagés sur une croissance et un développement produits très important et nous nous y sommes tenus. Nous comptons poursuivre sur cette voix de l’engagement tenu vis-vis de nos partenaires. C’est pourquoi, je suis là afin de féliciter les équipes pour leur réussite assez inégalée !»
De l’attrait de Motrio Algérie et plus…
« Je suis venu en Algérie pour voir sur place ce que les équipes arrivent à obtenir sur un marché difficile et important à la fois et bien sûr pour rendre visite à des clients. Deux aspects sont primordiaux pour Motrio, la gamme et le réseau. Nous étoffons la gamme et offrons des perspectives renouvelées de développement au réseau. C’est ainsi qu’en plus de la croissance produits, nous avons particulièrement travaillé sur un outil de diagnostic pour nos garages, un outil qui répond à tous les besoins. Nous allons équiper Motrio par un outil de diagnostic unique élaboré par un des grands équipementiers mondiaux du domaine. On voit là l’union du travail au niveau local et des recherches en termes de solutions pratiques sur un plan mondial.
De l’intégration locale
L’intégration de fournisseurs locaux est l’une des choses les plus difficiles à concrétiser, car il faut chercher les fournisseurs, les auditer, voir leurs capacités à fournir etc. Autant, nous avons des services achats des plus expérimentés dans le Groupe Renault, autant pour tester en local chaque fournisseur, Motrio inaugure des process nouveaux. L’Algérie en est un des exemples les plus aboutis – avec la Turquie, et l’Amérique Latine – par une intégration continue de nouveaux produits et un référencement de fournisseurs pointu. Cependant, quand on voit les résultats des choix en Algérie, nous reconnaissons aisément que Motrio Algérie a eu raison et que nous avons eu raison de le suivre sur ce process et leurs choix. Choix qui ont été validés par nos experts qualité.
Du référencement des produits
Motrio se veut une enseigne multimarque qui ne se fonde pas sur un constructeur en particulier, mais sur un parc circulant. La base du référencement se définit par le parc circulant au global. Nous nous fondons sur une approche systématique du parc circulant et nous tentons d’atteindre les 80 % de couverture de ce parc global. Cela ne signifie pas être partant pour tout, car nous avons un ADN qui ne souffre pas d’opter pour des produits qui ne soient pas de qualité. Si l’on considère la progression de notre portefeuille produits, la stratégie de qualité alliée à celle des ventes (référencer des produits qui ne se vendent pas ou à trop faible rotation n’a pas de sens), nous sommes passés de 7 000 produits il y a 5 ans à 14 000 aujourd’hui, car nous en avons sorti 3 000 qui ne se vendaient pas ! En 2026, nous devrions être autour des 20 000 produits ! Nous sortons entre 3 000 et 3 500 références par an, c’est énorme ! Il faut comprendre que nous référençons des produits pour tous les constructeurs et non pas pour un seul constructeur comme Renault. Les process sont totalement différents et, par définition, beaucoup plus compliqués.
Néanmoins, il s’avère plus facile de choisir des fournisseurs quand on annonce une couverture de gamme de 90 % toutes marques confondues. Nous avons plus d’exigences car nous avons plus de constructeurs, et nous ne sommes pas bloqués par une marque, c’est l’avantage d’être en IAM !
Sur l’économie circulaire
« Nous sommes bien sûr pour le développement de l’économie circulaire – en témoignent, les avancées du Groupe dans le domaine -. Cependant, nous souffrons comme beaucoup, des mêmes maux, à savoir l’organisation, de la récupération des vieilles matières, par exemple, pour les remanufacturer et ce, sans ajouter les contraintes institutionnelles de chaque pays. Il est ainsi plus facile de se procurer un turbo neuf et à un prix plus abordable qu’un turbo remanufacturé, justement à cause de toutes les contraintes liées au retour des turbos et à leur traitement. Mais l’économie circulaire fait sens dans le développement durable et cela fait partie de nos projets.
Propos recueillis par Hervé Daigueperce




