Sur Equip Auto Alger, salon que les managers ont particulièrement apprécié cette année, Matador a présenté les batteries EFB et la gamme Silver en faisant quelques annonces en plus…
Lorsqu’on demande à Mohamed Boucetta comment se porte l’entreprise Matador, il répond, enthousiaste : « Tout va bien, comme toujours. Chaque année, on crée un nouveau produit. La société est jeune et continue de se développer sur le marché algérien. Nous avons lancé les batteries EFB et la gamme Silver cette année et nous allons poursuivre sur cet axe. Nous sommes convaincus qu’il faut inventer chaque année et trouver de nouveaux clients. Plus tard, nous travaillerons sur le lithium et nous nous tournons aussi vers les batteries pour petits bateaux en plus du VL et du PL. »
« Le marché algérien est saturé »
Après nous avoir annoncé que Matador avait atteint les 500 000 batteries commercialisées, pour une capacité de production d’un million d’unités avec l’ambition de produire plus en 2027, Mohamed Boucetta nous confie que le marché algérien, en termes de fabrication de batteries, était saturé. Contradictoire ? Pas vraiment, en réalité, juste une explication pour nous confier : « 2026 sera l’année de l’export pour Matador, à commencer par l’Afrique. Nous sommes déjà en discussions avec des distributeurs au Sénégal et aussi en Mauritanie où nous allons exposer en Avril (interview effectuée début avril, ndlr). Nous sommes conscients que le marché de la batterie comme celui de la plaquette de frein est saturé et qu’il faut exporter. Plusieurs professionnels se renseignent encore pour entamer des productions de batteries, on leur déconseille fortement, tant l’offre s’avère déjà très prolifique ! Il reste des secteurs comme l’amortisseur ou les disques de frein, qui peuvent faire l’objet de nouveaux sites de production en Algérie. De notre côté nous privilégions, d’une part l’extension de gammes, les produits de dernière technologie et, d’autre part, l’export. D’autant que l’Etat favorise l’exportation après avoir encouragé la production locale. »
Hervé Daigueperce






