La dernière fois que nous avons vu Saâd Aribi, c’était dans son nouvel établissement d’Alger, destiné à faciliter la vie de ses clients et des fournisseurs, car la capitale offre plus d’activités complémentaires à effectuer – notamment administratives – qu’à M’Sila. Même si la gastronomie de M’Sila (des Etablissements Aribi) continue d’attirer des fournisseurs internationaux… Mais revenons au stand d’Aribi, toujours dans le même angle du Pavillon Central à l’image d’une vigie sur un vaisseau amiral ! Car, disons-le franchement, sans l’orange de l’entreprise familiale située exactement dans ce corner qu’il habite naturellement, Equip Auto Alger ne serait pas tout à fait le même salon. Avec ses fils et son équipe à la manœuvre, Saâd Aribi vantait l’arrivée de nouveaux produits sous sa marque SIAK, à savoir la pompe à eau, le liquide de frein, le triangle, les rotules ou encore les radiateurs que rejoindront en septembre les balais d’essuie-glace. Pas de repos donc pour Aribi qui a tout de même implanté un nouveau site sur Alger dans l’année ! Et comme si cela ne suffisait pas, il s’enthousiasme : « En termes d’innovation, nous avons lancé de nouveaux packagings, qui affichent les informations nécessaires en anglais, en français, en arabe et en chinois. » L’entrepreneur né qu’est Saâd Aribi ayant compris que distribuer des produits aujourd’hui en Algérie devait prendre en compte les mutations du marché, comme l’arrivée des chinois, ou les choix linguistiques différents des professionnels de la pièce auto. Et cela n’en est pas l’illustration la plus révélatrice comme on va le voir !
Pour de meilleurs prix, en plus de la qualité !
Après avoir mentionné qu’il avait également ajouté les pipes à eau dans son portfolio couvrant 60 % du parc des véhicules européens et asiatiques sans compter les manchons, Saâd Aribi nous a rappelé qu’il continuait d’étendre son portfolio de pièces électriques, de connecteurs et autres petites pièces indispensables, celles que l’on a du mal à trouver chez les importateurs habituels. Surtout, il a fait mention de ses méthodes d’achat en ces termes : « Tous les produits viennent de Chine, mais des fournisseurs de qualité, ceux qui fabriquent pour les européens et les américains. » Et pas seulement, si l’on considère que l’ambassadrice d’Inde s’est déplacée sur le stand dans le seul but de voir Monsieur Aribi ! Excusez du peu ! A laquelle il a certainement dû présenter ces derniers produits et packagings, tout étant exposé sur le salon. Ce qui en ressort s’énonce aisément : les familles de produits s’étoffent mais pas les prix puisque Saâd Aribi travaille d’arrache pieds à obtenir les meilleurs tarifs auprès de ses fournisseurs.
« On prend des gouttes »
Lorsqu’on interroge le patron d’Aribi sur la situation en Algérie dans le cadre des nouvelles régulations d’importation, la réponse de Saâd se fait poétique, sans doute après la visite de l’ambassadrice du grand pays qu’est l’Inde : « Comme les autres, on prend des gouttes mais ça fonctionne. C’est un peu comme le thé ! Algex a nettoyé le marché et si aujourd’hui, nous n’avons pas les volumes qu’on souhaiterait, ceux que nous avons se vendent sans difficultés. Ce qu’il nous faudrait, c’est la mise en place d’une nouvelle organisation, par quotas, par exemple, afin que nous ayons plus de visibilité et plus d’aisance dans les commandes. Déjà, si on pouvait gagner du temps dans les autorisations, cela nous faciliterait la vie et nous permettrait de mieux calculer les prix de revient car nous voulons continuer à offrir des tarifs de pièces attractifs à nos clients. Je n’ai pas de problème avec Algex et il fallait sans doute procéder à une remise à plat des activités des opérateurs. Mais maintenant que le travail a été fait, j’attends avec impatience la mise en place d’une nouvelle organisation. Pour illustrer ce que je viens de dire, j’ajouterais que lorsqu’on fait venir des produits de Chine, et que ceux-ci sont les mêmes que ceux que les Européens nous vendent, il nous faut garder les meilleurs prix … »
Hervé Daigueperce





