Phare du renouveau de la construction automobile en Algérie, l’usine FIAT de Tafraoui était particulièrement bien représentée sur Mechanica Algeria tant par la grandeur du stand, le nombre des équipes que par les animations nombreuses effectuées par les différents membres des dirigeants du groupe Stellantis en Algérie à commencer par Raoui Beji, le président directeur général de FIAT ALGERIE et Stellantis El Djazair et Salim Ramdani, directeur général de Stellantis El Djazair
Participant attendu de la cérémonie d’ouverture, Fiat El Djazair qui exhibait le dernier modèle de FIAT PANDA produit à Tafraoui, a signé de nombreuses conventions de partenariat comme évoqué ci-dessous :
Nouveaux fournisseurs de l’usine FIAT de Tafraoui :
– EURL BOKS pour l’emboutissage, qui représente un jalon inédit dans l’industrie automobile algérienne et complète la chaîne de valeur de la production de véhicules
Nouveaux fournisseurs du réseau après-vente de FIAT
- Accessoires Mobile pour les galeries de toit du Fiat Doblò
- Nordine Automotiv pour les liquides de refroidissement
- Fabcom pour un élargissement de la gamme de batteries
- SNC IK OIL pour les lubrifiants.
D’autres signatures avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur pour des formations qualifiantes, ou pour l’accompagnement de start-up ont été formalisées sur le salon par Raoui Beji dont le travail n’a pas cessé durant tout le salon. On a vu, en effet, le patron de Stellantis en Algérie rendre visite à de très nombreux équipementiers pouvant rejoindre la liste des sous-traitants et des fournisseurs de l’usine OEM comme de l’Aftermarket sous la marque Eurorepar.
Il ne faut pas oublier la conférence donnée par le groupe et réunissant journalistes et fabricants. Celle-ci avait pour objectif de rappeler les conditions d’homologation dans un format très concret. En clair, il s’agissait de bien définir les cahiers des charges permettant aux uns et aux autres de prétendre devenir des fournisseurs du groupe. Une conférence qui servait aussi aux autres constructeurs présents comme Chery, Man, Tirsam ou les fabricants de deux roues : on recherche l’intégration locale, mais celle-ci a ses codes et ses impératifs ! Et l’expression reine : « le premier test est le feed back ». Avant d’évoquer les normes et process d’ISO 9001 à IATF en passant par NSA et les règles liées à l’environnement.
On notera au passage qu’il fut mentionné d’autres sous-traitances à avenir dans le verre automobile, les batteries, les moyeux, les disques, les réservoirs, les vases d’expansion, et « autres pièces à forte valeur du secteur auto »
Des conditions d’homologation
Lors de la conférence, les managers de Stellantis – Fiat Algérie ont tenu à rappeler quelques conditions obligatoires pour prétendre devenir un fournisseur de l’usine du groupe : « La première chose qu’on demande c’est l’obtention de la norme ISO 9001 qui garantit que tout le process est maîtrisé, documenté et peut être à tout moment checké. L’ISO 9001 garantit les fonctions prises et le process est tracé et vérifiable »
« Tout ce que requiert Stellantis, consiste à répondre à ses propres règles comme à tout constructeur. Avec l’IATF (qui doit être obtenu dans les 6 mois, et dont les standards sont communs à tous les constructeurs automobiles), nous demandons la validation NFA, qui signifie que le produit est régi par les mêmes standards du début à la fin du produit et que le process est garanti. Le constructeur est présent tout le temps, checke le plan d’actions et travaille en collaboration étroite avec le sous-traitant. La certification NSA est valable deux ans. »
Stellantis demande à chaque fabricant de s’adresser aux laboratoires dument mandatés dont les standards sont communs dans le monde entier. Les produits algériens sont donc soumis aux mêmes normes que les produits européens. »
« Une fois qu’il est établi que les produits sont fabriqués dans les standards internationaux, ils peuvent être homologués en OEM et en Aftermarket et doivent être aussi compétitifs. Compte tenu des coûts de l’énergie, des ressources humaines, des accompagnements incentives pour avoir des produits, les fabricants algériens sont bien placés. »
Hervé Daigueperce









