Asmo : de Muller Bem à ACTIA

Asmo : de Muller Bem à ACTIA

Fondée en 2008, par Mouloud Ammam, le père de , l’actuel gérant, Raouf Ammam, ASMO a évolué au gré des évolutions de la marque Muller Bem maintenant propriété d’ACTIA, l’un des experts mondiaux du diagnostic. Souvenirs et projets d’avenir…

En évoquant l’année 2008, nous sommes à la fois dans l’erreur et dans le vrai : dans l’erreur parce que l’activité pour la famille Ammam a débuté dès 1998, dans le vrai parce que la société sous ce nom a bien été créée en 2008. Dans tous les cas de figure, c’est bien Asmo qui a mené les destinées de Muller Bem puis, d’Actia lorsque ce dernier l’a racheté en 2003. L’histoire s’amuse parfois de ses contradictions, comme en témoigne l’évolution de la marque Muller Bem en Algérie. En effet, quand la plupart des marques ont commencé par être représentées par des importateurs – ou des exportateurs, avant de créer des filiales, ou des bureaux en propre, Muller Bem avait très tôt un bureau à Alger avec un personnel dédié permanent. La famille Ammam en distribuait les produits et équipements de garage. Puis, après les événements des années 90, Muller Bem s’est désengagé physiquement du pays, laissant Asmo prendre le relais tandis que les technico-commerciaux de Muller Bem se rendaient tous les 15 jours les voir à Alger. « Tous les 15 jours, raconte Mouloud Ammam, un chargé commercial de la zone Afrique venait nous voir afin de rendre visite aux clients algériens avec nous. Pour nous, même si nous essayons de nous reprendre, nous parlons toujours de la marque Muller Bem, synonyme de qualité dans le pays, alors qu’elle n’est plus utilisée. Nous ne commercialisons que des produits Actia après avoir été un petit moment Actia Muller (puis Actia Muller Service puis Actia Automotive). La transition s’est faite dans le temps, tout en conservant et améliorant la qualité des produits. Seul le nom a changé et l’ampleur du portfolio bien entendu ! »

Une large palette de produits et de services

« Nous ne faisons que l’équipement de garage et celui nécessaire au contrôle technique » explique Raouf Ammam, mais cela fait déjà beaucoup de références ! En tête, bien sûr, vient le Multi-Diag d’Actia destiné aux garagistes « pour lequel nous effectuons des formations de base auprès des clients comme la gestion des codes défaut électroniques, après avoir effectué l’installation, la configuration et la mise en service. Il nous revient également de faire les mises à jour ici ou sur site, dans les agences. Il faut savoir que nous avons trois équipes de deux personnes qui sillonnent le territoire algérien en permanence pour s’occuper des 120 agences de contrôle technique dont nous nous occupons. Il me semble que dans ce domaine, nous sommes les premiers dans le pays, et nous allons jusqu’à Tamanrasset ! D’ailleurs, au sud, nous approchons des 80 % d’installations ». Cependant, l’activité ne comprend pas que les centres de contrôle technique, puisque sont équipés en Actia, la plupart des marchés publics, l’armée, la police, les universités, certains centres de formations entreprises des transports publics, sans compter Ennacta, l’Ecole Nationale de Contrôle Technique. 

De la diversification en toutes choses

Entre les équipements de garage et les centres de contrôles techniques, il y a déjà beaucoup à faire. Pourtant, Raouf Ammam a ouvert son propre centre de contrôle technique à la fois pour faire une veille produits en effectuant des prestations de contrôle technique et à la fois pour investir dans une autre société : « Nous sommes tributaires de l’importation et de la disponibilité des véhicules neufs et notre activité va forcément baisser avec la réduction des créations de centres. De nombreux investisseurs estiment, en effet, qu’il y a trop de centres, et que la rentabilité n’est plus au rendez-vous, les agréments se font moins nombreux et il en ressort que nous aurons moins d’installations à réaliser. » Pour autant, il n’y a pas de moral en baisse chez les Ammam qui ont mis en standby leur projet de distribution d’outillages à mains. Ils avaient tenté de le faire au moment de la cession de Muller Bem, en rachetant un stock mais sans réelle préparation. Là, le projet est solide, il n’attend plus que la Covid-19 se retire et que la situation redevienne normale ! 

Hervé Daigueperce 

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