Point S : regards sur l’Afrique

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A l’occasion d’Autopromotec, nous avons eu l’occasion de rencontrer Fabien Bouquet, directeur général de Point S Développement, qui nous a fait part de l’intérêt de l’enseigne pour l’Afrique et de des premiers éléments d’appréciation.

Comme on l’a vu dans un précédent numéro, Point S Group a vu sa master franchise Imperial Holding franchir un cap majeur au Maroc, en signant un accord de partenariat avec Petrom, 4e acteur national d’importation et de commercialisation de lubrifiants et d’hydrocarbures au Maroc. Un accord historique également, puisque les deux opérateurs comptent ouvrir une cinquantaine de points de vente en trois ans dans le pays. Un pays qui, pourtant, n’est pas connu pour sa passion pour les enseignes, les franchises notamment en réparation et maintenance automobiles. Pourtant, cela fonctionne comme le remarque Fabien Bouquet :
« Au Maroc, le respect des réglementations est sensiblement le même qu’en France, on retrouve les mêmes obligations, en termes de marketing, de récupération des déchets, de formation. Nous envoyons sans problème des pneumatiques, et des pièces dans ce pays. On sent que le développement suit une voie de professionnalisation et adopte des schémas qui fonctionnent en Europe ».

L’Afrique du Sud, modèle du genre

La bonne voie suivie par le Maroc s’avère cependant placée loin derrière l’Afrique du Sud, selon Fabien Bouquet, un pays qui a adopté les enseignes avec aisance, de même que les standards qualité : « En termes de consommation, l’Afrique du Sud apparaît comme le marché le plus mature d’Afrique et l’on voit que tous les concepts de franchise y sont implantés. Il semble que culturellement, le concept d’enseigne définit un mode de consommation prisé. La culture de marque y est solide. Pour Point S, nous comptons 55 franchisés dont le niveau de formation et de l‘équipement est particulièrement bon. Le potentiel qu’offre le pays laisse entendre un retour sur investissement intéressant, ce qui n’est pas toujours possible dans d’autres pays d’Afrique. Pour être plus précis encore, j’ajouterais que nous avons créé notre propre école de formation en Afrique du Sud, une école accréditée par le gouvernement qui forme les formateurs dont les centres ont besoin. Pour nous c’est exceptionnel, et cela répond à la problématique que nous avons sur le continent africain, celle de la formation et de l’acquisition des savoir-faire ».

L’Algérie, le flou perdure…

S’il est un marché particulièrement attractif, c’est bien celui de l’Algérie, deuxième derrière l’Afrique du Sud. Un parc circulant important qui a, en outre, été régénéré ces dernières années, et une évolution vers la professionnalisation du secteur complètent les atouts du pays. En revanche, comme le souligne Fabien Bouquet, « Nous sommes confrontés à deux contraintes, le niveau de formation, et le commerce non officiel. Du côté de la formation, nous assistons à une évolution notable de la filière qui prend en considération les mécaniciens. Cela va dans le bon sens. Pour le commerce, la difficulté vient du fait que les entreprises, les organisations qui sont connues s’acquittent des taxes, alors que celles que ne le sont pas, et elles sont nombreuses, passent au travers. Cela pose non seulement un problème de concurrence et aussi d’investissement. » Pourtant, en Algérie, le besoin en entretien existe, le réseau des concessionnaires s’empare de ce créneau avec plus de vigueur que jamais pour compenser leur baisse de chiffre d’affaires en ventes de véhicules neufs, et, parallèlement, le marché du VO tente de trouver ses marques.

« Seulement, remarque à nouveau Fabien Bouquet, lancer des centres comme Point S nécessite beaucoup d’investissement en accompagnement technique, et surtout en marketing pour faire venir les clients et cela suppose que tout soit clair en réglementations. Aujourd’hui, on sent bien que c’est le moment d’envisager des installations de centres, mais les investisseurs attendent d’être complètement informés sur les nouveaux cadres législatifs. »

Hervé Daigueperce

Rédaction
Rédactionhttps://www.algerie-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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