Reconnu comme l’un des fournisseurs majeurs du marché, la société Getco évolue en Algérie depuis un quart de siècle. A sa tête, le duo composé de Kamel et Paul Hagot, respectivement père et fils, connaît tout de ces subtilités. L’occasion d’interroger le second dans le cadre de ce 50e numéro.
« Lors de la dernière décennie, le marché algérien a beaucoup évolué. Il s’est énormément ouvert avec notamment l’arrivée ou le renforcement des principaux groupements internationaux. Il s’est aussi réorganisé en laissant de la place à de petits, moyens ou grands acteurs. Il demeure enfin un marché très important compte tenu de son potentiel. Cependant, il est aussi devenu un marché très complexe à aborder. Il est difficile d’y travailler vu les restrictions mises en place sur les importations. Dans ce contexte, notre entreprise a dû s’organiser en s’adaptant à la demande. Que ce soit sur l’étiquetage, les documents administratifs ou toutes les procédures en amont pour que le client puisse obtenir son Algex, nous avons été obligés de revoir notre fonctionnement. Faire du business demande plus d’efforts car il faut être extrêmement carré sur le respect des procédures. Un oubli peut tout stopper et faire perdre beaucoup de temps. On pourrait se dire que cela professionnalise le secteur mais en réalité ces restrictions empêchent davantage le développement économique de nos entreprises. Cette stratégie politique restreint les gens qui veulent sur le long terme investir, s’équiper et contribuer à aider le marché à progresser. Toutefois, il faut reconnaitre que cette politique a eu le mérite de pousser beaucoup de représentants à se réorganiser, à changer de méthodes, à regarder plus loin, et donc au final à mieux travailler. Pour l’avenir, je reste optimiste. C’est dans ma nature et puis Getco évolue depuis plus de 25 ans en Algérie. Nous avons connu de nombreux évènements mais nous n’avons jamais cessé de travailler avec ce marché car nous savons que c’est un pays qui a besoin de pièces automobiles. Et puis les gens sont chaleureux, ils ont besoin de notre soutien. Nous avons une philosophie assez simple : quand ça va, on est là, et quand ça ne va pas, on est là aussi ! »








