Sous-traitance automobile : envie de mieux faire !

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A l’occasion du salon Equip Auto Alger, les opérateurs économiques de la filière ont signifié leurs besoins en formations spécialisées et appelé les Pouvoirs publics à l’aide pour un plus grand soutien dans la production locale.

Comme d’habitude, Equip Auto Alger a amené les acteurs de la filière automobile à échanger sur les conditions de leurs métiers et à en faire part aux pouvoirs publics. Cette plateforme d’informations croisées fonctionne à plein et l’édition 2019 n’a pas échappé à la règle. Que veulent les professionnels de la production, de la fabrication ? Sans doute, d’abord, de l’écoute et un constat de la situation actuelle. La première monte exige, en effet, une production normée, répondant à des critères prédis valables dans tous les pays du monde sur leurs sites. Or, pour y arriver, il faut investir lourdement dans de l’équipement et dans les ressources humaines. Dans l’équipement, parce que les technologies d’aujourd’hui réclament des précisions telles que des machines particulièrement sophistiquées sont impératives. Celles-ci ont un coût qui peut être amorti que si les volumes sont au rendez-vous. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, ou alors il faudrait investir plus encore pour envisager dès le départ l’export. De la même façon, les personnels qualifiés sont rares en Algérie, pour des raisons évidentes de manque de … demandes ! Et c’est ce paradoxe que les professionnels de l’automobile voudraient mettre à terre : pour avoir une chance de fabriquer localement et d’être rentable, il faut passer le cap de technologies très évoluées, et pour cela il faut les compétences. Mais pour bénéficier de ces compétences, il faut investir avec la possibilité d’embaucher, donc d’avoir des volumes etc. Toutes ces raisons expliquent la demande d’aide de l’Etat, seul à même de donner l’impulsion nécessaire à un grand chantier de formation des jeunes diplômés, tout en aidant soit financièrement, soit par la création d’accords, de partenariats nationaux et internationaux, soit par une plus grande coordination avec les fabricants locaux en CKD-SKD, les professionnels algériens de la filière. Le meilleur des mondes serait de produire des véhicules avec un taux d’intégration beaucoup plus important qu’il n’est aujourd’hui et des impératifs de commandes mixtes entre les différentes marques. Les opérateurs économiques ont aussi souligné le besoin d’élargir les domaines d’activités, en sortant des pièces déjà fabriquées. Derrière ces demandes, on sent le besoin d’une organisation plus planifiée, de structuration d’un marché qui limiterait les importations de produits dont la production locale serait importante. Ce qui ressort de ces conférences, ce sont les bonnes volontés et le désir de monter en compétences des acteurs pour une dépendance moins forte vis-à-vis des groupes internationaux étrangers. Mais le transfert des compétences et savoir-faire exige des contreparties…    

Rédaction
Rédactionhttps://www.algerie-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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