Entre colère et abattement, Redjem Habchi aimerait – comme beaucoup – bénéficier d’un peu plus d’informations pour pouvoir agir.
En début d’été, le patron emblématique de la société du même nom ronge son frein en attendant que cette maladie de fou disparaisse. Surtout, il en a assez de ne pas avoir d’informations suffisamment fiables entre déclarations officielles, et faits relatés par tous ses contacts, entre articles des médias et commentaires des professionnels de l’auto partout en Algérie… Rien ne semble construire un état des lieux rigoureux de la situation aussi bien sanitaire qu’économique, pour Redjem Habchi qui voit l’effarement chez ses clients et partenaires. Qui plus est, la reprise met du temps à se mettre en route comme il s’en inquiète : « Nous vivons des moments très difficiles, et l’activité commerciale est réduite au maximum, d’autant que les gens ne se déplacent plus entre les willayas, ne viennent plus nous voir. En outre, les moments de forte chaleur n’arrangent rien. Et il faut ajouter tous les problèmes d’ordre logistique, les lenteurs d’approvisionnement (renforcés par la loi des 30 jours et des 120 %), le manque d’informations et de perspectives… Par ailleurs, nous devons compter avec l’angoisse des gens et leur hantise d’attraper le virus qui les empêche de se projeter, d’agir… Tout est au ralenti et nos clients arrivent tout juste à tenir le coup en attendant des jours meilleurs. Quand on voit ce qui se passe sur le continent américain, cela ne nous rassure pas. » Restons confiants, la maison Habchi a traversé bien des moments difficiles et leur chef de file l’a toujours menée là où il fallait !









