La Banque d’Algérie a depuis le 22 octobre, instruit tous les organismes financiers d’une nouvelle mesure régissant les futures importations des biens destinés à la revente en l’état. Désormais, chaque opération d’importation de biens devra s’effectuer au moins 30 jours préalablement à l’expédition de la marchandise qui de plus est tributaire de la constitution de la provision du compte bancaire par l’importateur auprès de la banque domiciliaire d’un montant au moins égal à 120 % de la valeur d’importation. Cette nouvelle disposition mise en place fin octobre a surpris plusieurs importateurs qui sous la barbe décrient cette mesure qui vient freiner les importations, voire bloquer toutes importations durant les deux derniers mois de 2017, novembre et décembre. Selon les propos d’un autre importateur, cette mesure revêt également un certain nombre d’effets pervers, pénalisant les petits et primo-importateurs qui ne disposent pas de grande capacité financière, et pousse à prioriser un fournisseur plus qu’un autre et un produit plus qu’un autre pour non capacité financière à ouvrir plusieurs LC. Idem pour les producteurs exportateurs qui sont aussi dans l’obligation de financer leur input.
Karima Alilatene








