DEDAX lance les kits d’embrayage

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« Le nom ne suffit pas, il faut toujours innover », prône Mohamed Damiche, le président de Dedax, dont les actes confirment les paroles, comme nous allons le voir dans cet article issu d’une conversation à bâtons rompus sur le stand de Dedax à Equip Auto Alger.

Souriant et détendu, à bord de son stand à l’entrée du salon, voilà comment nous a reçus Mohamed Damiche, alors que les visiteurs n’arrêtaient pas d’entrer sur le stand, clients comme prospects ou amis. Figure connue et reconnue de la fabrication de pièces dans différents domaines de la plaquette de frein à la batterie, du filtre au liquide de refroidissement, (etc.), Mohamed Damiche observe les nouveaux venus de la fabrication avec satisfaction ! Il ne craint pas la concurrence mais son absence, et ce qui pourrait l’ennuyer, ce sont plutôt les asiatiques, lesquels ont des moyens qu’aucun producteur algérien ne saurait aligner aujourd’hui. Et donc pour l’heure, Dedax se porte bien et l’année a été plutôt bonne, très bonne même, car le maître mot de la saison se nomme fabrication. Nationale s’entend ! Explications !

« Nouvelle naissance de l’industrie automobile »

En dehors de ses propres résultats et du succès de ses partenariats avec les constructeurs automobiles présents en Algérie, c’est la vitalité de l’industrie automobile qui ravit Mohamed Damiche comme il nous le confie : « Les règlements d’importation ont généré une situation favorable pour le renouveau de l’industrie nationale. C’est un fait et même si cela n’est pas encore mûr, il faut se féliciter de la nouvelle naissance de cette industrie. Cela va dans le bon sens comme on peut le constater en voyant beaucoup de participants, et d’acteurs de la profession en faveur de l’industrie nationale et envers ces fabricants. Cela aussi est à mettre au crédit de l’impulsion générée par l’Etat. En effet, lorsque nous avons démarré, la situation en Algérie était complexe, il n’y avait que les produits d’importation qui avaient gain de cause auprès de la population et même des mécaniciens. Le « Made in Algeria » était en notre défaveur. Aujourd’hui, le fait est que l’on nous regarde avec un autre intérêt, non pas seulement parce que le manque de produits importés nous redonne de l’importance en ce sens que nous comblons des besoins, mais parce qu’on commence à nous considérer comme des acteurs honorables et capables de produire des pièces de qualité. Maintenant, le client est convaincu qu’on peut acheter de la pièce de qualité ici et que l’on dispose d’un grand nombre de références. Auparavant, nous étions systématiquement comparés aux grandes marques internationales avec lesquelles nous ne pouvions pas rivaliser, alors qu’aujourd’hui on peut se prévaloir d’une mutation en notre faveur. Cela s’avère d’autant plus sensible qu’avec les importations chinoises que l’on a subies jusqu’alors, importations de produits médiocres, les algériens sont devenus méfiants et se tournent vers des produits de qualité. Ce n’est pas comme dans l’agroalimentaire où l’on peut juger plus facilement de la nature du produit, la complexité de la pièce de rechange et la sécurité qu’elle doit apporter rendent les automobilistes plus responsables. Qui plus est, avec la recrudescence des fabricants, nous développons une offre plus variée et plus complète, mêmes si, je le répète, nous ne pouvons pas couvrir tous les besoins du marché. Nous avons encore des efforts à faire en ce domaine et dans celui de la confiance pleine et entière de la population, mais cela va dans le bon sens. »

Nouveauté : les kits d’embrayage

On ne le croyait pas possible, mais Mohamed Damiche nous a encore étonnés en ajoutant une famille de produits à son portfolio, à savoir les kits d’embrayage : « Nous fabriquons une grande partie de ce que nous commercialisons mais pas tout à 100 % » commente Mohamed Damiche qui explique : « Nous sommes obligés d’importer de nombreux composants, de la matière première qui reste chère. Et c’est ce qui nous pose des soucis actuellement. En effet, les taxes appliquées sur ces matières premières augmentent mécaniquement le prix de revient de nos productions, alors que les asiatiques disposent de toutes les matières premières dans leurs pays et peuvent, ainsi, gagner en compétitivité. Il nous faut trouver un concept qui nous permette de fabriquer à moindre coût, par des aides sur le plan des taxes, des charges, et autres coûts de fonctionnement. Fabriquer en Algérie nous apparaît comme l’une des meilleures options pour réduire la facture de l’importation du pays, mais nous ne pouvons pas, tout de suite, tout fabriquer, d’une part, et d’autre part, être compétitif si nous croulons sous les taxes et les charges. C’est d’autant plus vrai que les kits d’embrayage, lorsqu’ils sont choisis pour leur qualité – car c’est un produit éminemment complexe, ne jouissent pas de la confiance des algériens qui vont privilégier du LuK par exemple. La différence de prix doit être plus nette pour favoriser les produits algériens de qualité. » Et lorsqu’on demande à Mohamed Damiche si l’export ne serait pas une solution, il répond « corporate » : Notre marché national est plus important qu’il n’y paraît et il est demandeur, malgré les réticences qu’on peut soulever. Il est donc primordial pour nous de servir d’abord le marché national avant de songer à l’export ».

Et encore des projets

Des projets, bien sûr, Mohamed Damiche en a, c’est ce qui l’anime et rappelons – le, « le nom ne suffit pas, il faut toujours innover, il ne dure pas longtemps ». Et il ajoute : « Les nouveaux entrants sur le marché algérien sont de bon augure pour nous, cependant, ce sont aussi des compétiteurs de plus, face auxquels nous devons opposer une vraie compétitivité. D’où le recours à l’innovation, et à l’augmentation de nouvelles références dans toutes nos familles de produits, puisque cette nouvelle compétition s’applique à tout ce qu’on fabrique. Notre plus par rapport aux nouveau entrants algériens se définit par l’accord que nous avons signé avec Motrio dont les ventes augmentent. Ce ne sont pas des volumes faramineux, mais le fait que nous ayons été retenus témoigne de notre savoir-faire ! Qui plus est, nous envisageons de placer de nouveaux produits chez Motrio en leur proposant d’élargir leur portfolio en multimarque ! » En clair, pour le président de Dedax, 2025 s’annonce aussi riche que 2024. Bon courage aux équipes de Dedax !

Hervé Daigueperce

Rédaction
Rédactionhttps://www.algerie-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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