Mohammed Siad se lance dans la course aux plateformes de distribution, dépassant ainsi le périmètre habituel des distributions nationales. Echos.
Rien n’arrête Mohammed Siad et la grande famille des Etablissements Siad qui se sont lancés dans l’édification de plateformes de distribution de grande ampleur : « Nous créons une plateforme de distribution nationale à Médéa, qui va longer la transsaharienne entre Alger, Oran et Annaba. Puis, nous complèterons avec celles d’Oran et de Tizi Ouzou » nous confie Mohammed Siad, volontiers disert lorsqu’il s’agit de déploiement du groupe. Il ajoute ainsi que « nous pourrons ainsi intégrer de nouveaux équipementiers dans notre portefeuille et travailler les gammes en profondeur et ajouter les gammes pour véhicules asiatiques. Nous allons ainsi proposer des lignes que nous n’avions jamais faites ». Et quels sont ces nouveaux fournisseurs ? Pour l’heure, Mohammed Siad préfère sourire et nous annonce seulement que, dans le département Equipment de garage, un nouvel entrant présente désormais ses produits, il s’agit de Kärcher, équipementier auquel Siad avait réservé un corner conséquent sur le stand. Les Etablissements Siad en distribuent les produits pour le secteur de l’automobile et aussi pour l’industrie et le consommateur final. Un triptyque qui nous amène sur le secteur de la fabrication aussi au goût du jour : « Nous avons créé un département business dans l’industrie qui nous permettra d’organiser nos démarches en vue de monter un site de production. Nous sommes en pourparlers avec des partenaires pour devenir sous-traitants de l’industrie automobile » nous confie encore Mohammed Siad.
Un commentaire sur l’étiquetage ?
Alors que, sur le salon, les conversations allaient bon train sur la possibilité du retour de l’étiquetage des produits chez l’importateur, nous avons profité de notre entretien pour demander à Mohammed Siad ce qu’il pensait de cette possible décision ministérielle (encore hypothétique au moment de cette interview, ndlr). « Cela me semble aller dans le bon sens, car l’étiquetage en amont avait ses contraintes pour les opérateurs économiques, en termes de prix, de faisabilité, de contrôle, et, surtout, cela ne garantissait pas contre la copie des étiquettes en Algérie ! En revanche, si les pouvoirs publics décident de procéder à l’étiquetage en aval, chez l’importateur, c’est-à-dire dans son entrepôt, un site déclaré et identifié, nous pourrons apporter plus de sécurité dans le process. En effet, nous pourrons concevoir des étiquettes personnalisées pour protéger nos produits contre la contrefaçon, et être totalement responsables de la qualité des produits que nous mettons sur le marché, en Algérie. Ce sera une excellente manière de protéger le consommateur final. J’ajouterais que nos étiquettes peuvent devenir ainsi un label de qualité, et un outil de communication, de traçabilité, et de garantie. Par ailleurs, je pense que cela peut avoir un effet positif pour l’économie du pays, puisque les importateurs devront investir dans des entrepôts logistiques, dans les systèmes d’étiquetage et dans du personnel formé pour la manutention des marchandises et le travail d’étiquetage lui-même. D’autant que cela suit une directive du Ministère du Commerce qui exigeait que nous nous dotions d’entrepôts et de surfaces suffisantes pour exercer notre métier dans l’exercice de l’art. C’est-à-dire pour assurer une meilleure transparence, une meilleure gestion des stocks, des entrepôts via une plus grande part dédiée à la digitalisation et au numérique. Ce qui revient, à nouveau, à créer de la valeur parce qu’une meilleure gestion des stocks conduit à une rationalisation plus pointue, quasiment à flux tendu, donc à une immobilisation financière moins importante et une baisse de la facture d’importation globale que génère le surstockage. Il s’agit surtout de gérer le réapprovisionnement en flux tendu, ce qui est possible et souhaitable. » Pas d’autre question !!!
HD







