La 2éme édition du Rallye d’Algérie semble placée sous de bons auspices. La gestion très discutable de la première édition par la Fédération Algérienne des Sports Mécaniques ( FASM) aura permis d’identifier les points faibles et d’envisager leur correction. La FASM est donc face au défi de réussir la 2e édition du rallye d’Algérie, dont le coup d’envoi a été donné avec le déroulement de l’étape de liaison entre Alger et Biskra. La première édition du rallye raid, disputée en 2015, et remportée par l’Algérien Fodil Allahoum, a été un fiasco, tant les lacunes étaient nombreuses, aussi bien sur les plan technique, logistique qu’organisationnel. Un échec que la Fédération algérienne des sports mécaniques tient absolument à éviter lors de cette 2e édition. D’où sa décision de confier les aspects techniques et organisationnels à des professionnels. Il s’agit de l’agence algéro-italienne « ARAK Sport », représentée en Algérie par Mohamed El Ghouti, qui a engagé sa propre réputation, quant au succès de cette 2e édition du Challenge Sahari international. Outre une équipe de 45 techniciens étrangers de renom, l’agence ARAK Sport compte parmi ses rangs l’Italien Daniele Cotto, un vieux briscard, possédant plus de 40 ans d’expérience dans le domaine et auquel on doit, entre autres, le rallye des Pharaons (Egypte), qu’il a commencé à organiser en 1998. »L’Algérie dispose déjà du plus gros des moyens nécessaires au bon déroulement du Challenge Sahari international, surtout avec l’implication des pouvoirs publics. La seule chose qui lui manque, c’est peut-être la présence de personnes habituées à faire ce genre de travail, pour apporter leur savoir-faire, et nous sommes là pour ça », a-t-il indiqué.

Parmi les décisions prises par ARAK Sport dans sa quête d’assurer un bon déroulement au rallye d’Algérie, le raccourcissement du circuit, passé de sept étapes à seulement cinq. « Le circuit sur lequel se déroulera la compétition cette année est un peu plus court que celui de l’an dernier. Après l’ étude de ce qui n’a pas marché lors de la précédente édition, nous l’avons modifié et amélioré, d’abord pour le confort des pilotes, mais aussi pour faciliter l’intervention des mécaniciens et des équipes médicales », a expliqué l’Italien. « Il est de notre devoir de faire réussir ce rallye, pour donner une bonne image de l’Algérie, surtout que l’évènement sera suivi de très près par les instances internationales », a insisté El Ghouti. Le président de la FASM, Chihab Baloul a, pour sa part, indiqué que « l’aspect sportif n’intervient qu’en 3e ou 4e position en termes de priorité », car le but de ce rallye est surtout de « promouvoir l’image du Sud algérien et d’y booster le secteur du tourisme ». Au total, 120 pilotes, dont 75 étrangers, se sont inscrits à cette course auto/moto qui enregistre aussi la participation de quelques camions et quads, et dont la première étape est prévue mardi entre Biskra et Hassi-Messaoud. Elle sera suivie d’une course en forme de boucle à Hassi-Messaoud (2e étape), après quoi, la caravane se dirigera vers El-Goléa (3e étape), où elle effectuera une autre course en forme de boucle, et qui sera considérée comme la 4e étape de ce rallye. Par la suite, la caravane se dirigera vers Ghardaïa, pour la 5e et dernière étape, avant de revenir à Alger. Nabil Meghiref








