Dans Algérie Part, Abdou Semmar s’inquiète des informations délivrées par le ministère de l’Industrie quant aux prix de vente des véhicules « assemblés » en Algérie : « Après avoir interpellé publiquement les concessionnaires automobiles, le ministère de l’Industrie passe à l’acte. Il a publié, mercredi, les prix de sortie d’usine des véhicules « assemblés » ou montés en Algérie. Et la première chose qui saute aux yeux est l’écart impressionnant qui existe entre les prix de revient et les prix de vente. Des écarts choquants notamment chez Renault Algérie, Volkswagen et KIA. Hyundai est le seul constructeur qui impose aux Algériens une marge acceptable. » Que les constructeurs automobiles doivent sortir une marge acceptable de leur travail ne pose aucun problème, et c’est même le contraire qui serait préjudiciable. Le problème vient du fait que si celle-ci s’avère trop importante, c’est toute la politique du gouvernement en matière de réduction de l’importation qui s’écroule. Vouloir baisser la facture de l’importation, réduire, à peau de chagrin, le nombre de voitures importées, doivent impérativement s’accompagner d’une offre locale … digne !
Or si les véhicules « assemblés » sortent plus chers que les importés, si les marges ne profitent qu’aux « monteurs », pourquoi faudrait-il mettre à mal l’importation des véhicules ? Et c’est toute la question qui se portera bientôt sur les pièces et les équipements. Dans les usines de montage annoncées par les importateurs et les équipementiers, ou les concessionnaires et les équipementiers, il faudra bien rémunérer les coûts de recherche et développement internationaux, les coûts logistiques et de matières premières, de formation, sans compter les importations des nécessaires compléments de gamme. Entre sous-traitance, taux d’intégration, production, montage, assemblage, et fabrication, il va falloir utiliser les bons mots pour éviter qu’une bonne idée ne soit, en réalité, une manière de reculer pour mieux sauter… dans le vide ! Laissons, en guise de conclusion, cet extrait d’Algérie Part sur le prix des véhicules : « Avant de donner une justification publique à ces marges excessives, les autorités vont probablement sévir. Surtout que selon le code des marchés, la marge bénéficiaire ne doit pas dépasser 10 à 15% du prix de revient ou d’achat ! ». (Note : tous les prix sont sur le site d’Algérie Part).
H.D









