Gaël Escribe, CEO, Nexus Automotive International.
Figure incontournable du monde de la rechange, Gaël Escribe est un partenaire de la première heure d’Algérie Rechange. Un magazine que le dirigeant de Nexus Automotive International a vu évoluer depuis dix ans et qu’il a aussi contribué à pérenniser en prenant régulièrement la parole dans nos colonnes.
A quand remontent vos premiers souvenirs avec Algérie Rechange ?
Au premier numéro, avant le dixième anniversaire d’Equip Auto Alger. A cette époque, en tant que fondateur et CEO de Nexus, je travaillais à son développement, à son rayonnement à travers le monde dont le continent africain bien entendu. Hervé Daigueperce avait sollicité avant le lancement du titre les avis d’un certain nombre d’acteurs du secteur, dont je faisais partie, pour mon plus grand plaisir.
Pourquoi avez-vous dès le départ de participer à cette nouvelle aventure ?
Lorsque nous avons créée Nexus Automotive International en 2014, notre volonté était de répondre aux enjeux des marchés émergents (Afrique, Amérique Latine, Asie Pacifique) qui n’étaient pas assez traités selon nous. Il nous semblait donc naturel de prendre part à ce premier journal dédié à l’actualité du secteur au Maghreb car cela nous permettait de faire entendre notre voix et de partager notre vision de l’industrie. Cette collaboration nous a permis de tisser des liens très forts depuis lors.
Et dix ans plus tard, celui-ci répond-il à vos attentes ?
Naturellement et ce n’est que le début ! Algérie Rechange est une référence, un journal incontournable dans notre industrie qui éclaire, informe et unit les professionnels locaux autour des innovations, des défis et des opportunités de ce secteur en constante évolution. Le journal est pour nous synonyme de partage, de rigueur et d’audace – qui est le moteur d’une information toujours plus pertinente et inspirante.
Diriez-vous qu’il reflète bien votre secteur ?
Absolument, car il regroupe tout ce que les professionnels du secteur désirent savoir : des actualités régionales, des cahiers techniques, les communications locales des constructeurs et ce, à échelle humaine et culturelle. En outre, j’apprécie cette capacité, à travers un titre, de permettre à des acteurs qui sont disséminés sur un territoire géographique extrêmement vaste de se reconnecter et d’échanger. Aujourd’hui, si je devais formuler un souhait, ce serait peut-être que le titre soit lu davantage en dehors des frontières du Maghreb, car il regorge d’informations extraordinairement utiles.
Comment peut-on définir ce magazine à vos yeux ?
Algérie Rechange est pour nous un partenaire, nous nous sommes développés en même temps, nous partageons les mêmes valeurs : l’ambition, l’ouverture au monde et une passion pour l’automobile chevillée au corps. Malgré la distance qui nous sépare depuis la Suisse, Algérie Rechange nous permet de rester connectés aux besoins et enjeux de la région.
Qu’en attendez-vous pour les années à venir ?
Notre industrie se trouve actuellement à la croisée des chemins entre le contexte géopolitique incertain, l’électrification de la filière et un parc roulant vieillissant. Ce vieillissement nous est favorable pour les prochaines années mais les chiffres et l’actualité démontrent un léger ralentissement de l’activité comparativement aux années fastes en 2023 et 2024. Je nous souhaite donc une pérennisation du business et une capacité à transformer les contraintes en opportunités.
Les dix ans d’Algérie Rechange font écho aux vingt ans d’Equip Auto Alger. Avez-vous participé aux premières éditions ? Quels souvenirs en gardez-vous ?
Notre équipe n’a jamais manqué une édition depuis des années. Le salon est en constante évolution, tant par son nombre d’exposants, des nationalités représentées mais aussi par la qualité de ses visiteurs. Désormais, plus de la moitié des exposants sont Algériens et de plus en plus de fabricants sont locaux ce qui extrêmement positif. Cela signifie que les Algériens investissent dans l’industrie. Ce qu’on attend de cette nouvelle édition ? Qu’il y ait plus de concrétisation de projets, commerciaux comme industriels. L’Algérie est un grand pays avec un potentiel de progression incommensurable comptant sur ses compétences locales et surtout, sa jeunesse !
Propos recueillis par Julien Nicolas









