Invité d’honneur, quasiment, en tant que seul constructeur d’automobiles opérationnel sur la sous-traitance locale, Guillaume Josselin, directeur général de Renault Production s’est prononcé en faveur de la montée en gamme du groupe en matière d’intégration de sous-traitance locale mais aussi en facilitateur de partenariat entre entreprises algériennes et équipementiers internationaux, en vue de créer des sites de production de pièces et d’équipements. C’est en ce sens qu’il a annoncé la création d’un événement à ce sujet, en réunissant en mars 2017, quelque 200 sous-traitants du constructeur à Oran, et des prétendants algériens aux co-entreprises pour fournir l’usine de Oued Tlélat. Avant cela, il a rappelé la position enviée de Renault en Algérie, « comme acteur complet sur l’Algérie, leader des ventes une nouvelle fois consécutive, acteur d’un projet industriel qui monte en compétences appuyée par son école de formation, la Renault Académie, et, bien sûr, détenteur du plus grand réseau de d’après-vente, avec 60 agents agréés, 75 ateliers, et 28 carrosseries équipés des dernières technologies. »
Ce constat a, d’ailleurs, motivé l’annonce de ses ambitions sur la marque Motrio, (vente de pièces et réparation de véhicules), pour laquelle il entend investir durablement (vente de pièces et réparation de véhicules). Il faudra néanmoins faire corréler cette ambition aux dernières déclarations des pouvoirs publics sur la régulation des pièces détachées automobiles. Un bien selon Guillaume Josselin qui y voit une volonté « de mieux encadrer cette activité, qui se révèle encore très anarchique. Il faut le faire de manière intelligente (cahier des charges, ndlr). Les gens qui investissent sont concurrencés de manière déloyale sur le marché par l’informel, par des personnes plus intéressées par le transfert de devises ».
Dans le prolongement de cette déclaration, Guillaume Josselin et Idris Saci, directeur après-vente Renault sur l’Algérie, ont évoqué le fait que la concurrence émanant des équipementiers d’origine ne les gênait pas, et qu’il y avait de la place pour les constructeurs et les équipementiers, tout en rappelant que 300 000 clients venaient dans leurs ateliers. Du côté de la sous-traitance, Guillaume Josselin s’est félicité de la croissance de celle-ci dans l’usine de production d’Oran et annoncé la venue de 4 nouveaux sous-traitants et bientôt de deux autres : La sous-traitance locale s’élève à 30 % (dont 7 % pour les sièges) et elle devrait atteindre les 40 % prochainement, ce qui réduira les coûts de fabrication de manière significative. Et d’appeler les sous-traitants à se tourner aussi vers les autres constructeurs en voie d’installation (comme avec le Groupe Hasnaoui). Guillaume Josselin et Idris Saci ont aussi précisé que le marché de l’automobile était évalué à 300/350 000 véhicules / an pour un parc encore assez âgé (16 ans) ; qu’en outre, le taux d’équipement (en véhicule) restait encore faible avec 100 véhicules pour 1000 habitants, quand ce taux est de 650 pour 1000 en France et 800 pour 1000 aux USA. L’automobile a de beaux jours devant elle ?









