Planète Filtre mène une politique d’ouverture et de diversification… payante !

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Alors qu’il venait d’arriver d’Automechanika Shanghai, Farid Khezziani, le patron de Planète Filtre a eu l’obligeance de nous recevoir sur son stand lors du salon et de nous confier ses prochaines fabrications et son implication dans les start-ups algériennes.

Sur un très beau stand, aéré et ouvert vers les visiteurs, Farid Khezziani semblait ne pas être touché par le décalage horaire – l’habitude sans doute – alors qu’il avait passé beaucoup de temps à œuvrer sur Automechanika et ailleurs en Chine : « plusieurs raisons me poussent à aller sur Automechanika Shanghai et plus globalement en Chine. Là-bas je découvre les nouvelles technologies en filtration, les innovations, parce que tout le monde est présent et expose à la fois produits, machines, équipements, matières premières, composants… tout ce dont j’ai besoin pour améliorer la production de mes filtres et envisager d’autres fabrications. J’ai notamment trouvé de très bons fournisseurs en plastique comme en papier. Ce sont autant de rencontres que je fais avec mes fournisseurs dans ces différents domaines, y compris dans le cadre de l’importation. » Et quand on lui demande comment il fait pour sélectionner ses visites sur un salon aux milliers d’exposants, il nous répond tranquillement : « Il faut toujours commencer par une visite globale de la foire, repérer ce qui peut nous intéresser. Après, il y a les discussions sur le stand et si je veux aller plus loin, je me rends directement dans les sites de production pour m’assurer de la qualité des process industriels et des produits. Je recherche un prix, évidemment, mais avant tout la qualité, et j’opte pour le meilleur rapport qualité prix. A force, j’ai appris à éliminer les fabrications de mauvaise qualité pour ne retenir que celles qui observent les cahiers des charges des produits de qualité. Et je dois dire que les chinois atteignent des niveaux de qualité exceptionnels pour des prix très attractifs ».

Bientôt, de nouvelles fabrications

Comme il le rappelle lui-même, la difficulté liée à l’importation restreint le périmètre des commandes, ce qui l’encourage à accroître son activité de fabricant. Il nous a d’ailleurs annoncé : « En 2026, je proposerais des filtres pour véhicules légers issus de notre fabrication. Jusqu’ici, j’étais plus spécialisé dans la fabrication de filtres pour le VI et l’industrie. Pour cela, j’optimiserais la productivité. Aujourd’hui, nous fabriquons 500 filtres par jour et en véhicules lourds, c’est assez remarquable compte tenu des volumes (en moyenne 150 000 par an, ndlr). De 500 filtres produits par jour en PL, nous pourrions aller jusqu’à 1 000 en VL. Notre capacité de production nous autorise les 3 000 pièces / jour et nous les ferons si nous arrivons à développer l’export.

Parallèlement, nous allons lancer un nouveau produit que nous serons les premiers à fabriquer en Algérie, les filtres « Power Core », à savoir des filtres à air nouvelle génération, demandés par la première monte et qui accroissent les performances du media filtrant. Plus respectueux de l’environnement, il protège davantage les personnes en retenant davantage les poussières. » Planète Filtre étoffe par ailleurs son offre de filtres pour l’automobile et pour l’industrie. Entendons, par là, les camions aussi bien que les groupes électrogènes, les compresseurs, tous moteurs qui nécessitent des filtres ! « On peut fabriquer pour tous les secteurs d’activité les filtres à air ».

Vers un éco-système industriel

Farid Khezziani s’avère un entrepreneur au sens propre du terme, il ne peut s’empêcher de construire et d’envisager de nouveaux projets. Comme on l’a vu, il est importateur, distributeur et fabricant. Il sélectionne lui-même ses fournisseurs dans tous les domaines, des matières premières aux équipements les plus sophistiqués. Ce qui lui manque, semble-t-il pour être pleinement satisfait, c’est de pouvoir compter sur un réseau de sous-traitants, qui lui manque cruellement : « Notre ambition nous pousse vers des de nouveaux challenges comme attaquer le marché européen. Depuis 5 ans que nous produisons, nous avons atteint un niveau de qualité qui est demandé en Europe et nos tarifs s’avèrent plus compétitifs. Nous pourrions aller beaucoup plus vite et plus loin dans la production si nous avions un réseau de sous-traitants. C’est pourquoi, je « milite » pour la cause des start-ups, pour inviter les jeunes à se lancer dans les différents domaines industriels afin de créer un tissu industriel algérien. Il n’est pas nécessaire de vouloir tout de suite monter une grande usine, mais envisager des activités en corrélation avec les industriels existants est capital aujourd’hui. Certes, comme on le dit souvent, on manque de compétences, de ressources humaines prêtes à travailler dans le secteur industriel, cependant nous pouvons trouver des solutions comme la formation des jeunes par les industriels en place ou par leurs fournisseurs. Chez Planète Filtre, nous avons un partenaire chinois qui est disposé à former des jeunes algériens, car nous avons de nombreuses compétences dans notre pays. Il faut s’ouvrir et donner leur chance aux jeunes ».

Hervé Daigueperce

Rédaction
Rédactionhttps://www.algerie-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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