Réunir des professionnels de l’automobile autour de sujets et surtout de solutions qui les concernent tous de près ou de moins, tel se veut le concept du Club Argus, initié en France par le Groupe Argus et qui en est à sa troisième édition au Maroc. Exemple.

Réunis à l’initiative d’Alexandre Allanic, Responsable Développement Maroc, pour le Groupe Argus, 80 professionnels de l’automobile ont assisté à Casablanca à deux tables rondes sur les VO à petits prix et les F.R.E (Frais de remise en état). Un véritable succès alors que le Club est tout jeune… Il s’agissait d’une troisième édition, m’avait-on dit et pourtant le professionnalisme qui a présidé à l’ensemble de cette manifestation semblait renvoyer à des années d’expérience. Certes, Argused, la société organisatrice, est une filiale du Groupe l’Argus, en France, qui affiche plusieurs dizaines d’années de bons et loyaux services au bénéfice des professionnels de l’automobile, certes, Julien Lecoeuche, directeur Argus Maroc et des services logiciels du Groupe, qui supervisait la rencontre, maîtrise l’art et la manière de ce type de rencontres et des mécanismes du Véhicule d’Occasion, certes encore, les intervenants sollicités représentaient un savoir-faire et des retours d’expérience à faire pâlir d’envie les managers des grands groupes automobiles, mais qui a dit qu’il était facile de réunir 80 professionnels, parfois concurrents, ou très complémentaires comme des assureurs, des loueurs, des experts, des sociétés de LLD, des garagistes, des professionnels du remarketing, des journalistes et bien d’autres ? Alors chapeau bas à Alexandre Allanic, dont le travail a réussi, une troisième fois encore, à faire s’échanger en toute transparence et liberté de vrais professionnels.
VO à petits prix, marge assurée ?
Si la question n’était pas exactement celle du titre, il s’agissait bien de connaître la profitabilité d’une activité, les professionnels ne s’y sont pas trompés puisqu’en soutien du Club Argus, s’étaient déplacés Khalid Benmansour, responsable du développement de Dekra (leader de l’expertise et du contrôle technique au Maroc) et Axel Courtois, directeur et co-fondateur de Cirano (1er garantisseur VO et VN au Maroc), sans oublier Amine Cherkaoui, directeur général de l’AIVAM. Et l’une des premières phrases fut : « Les VO à petits prix ne sont pas des VO à petites marges ». Dont acte. En clair, il est ressorti de cette table ronde et des micro-trottoirs diffusés, que le marché des VO à petits prix était à prendre par les concessionnaires, et plus généralement par les professionnels, parce que l’attente des consommateurs se porte sur la sécurité, la garantie, et l’absence de mauvaise surprise. On parlera aussi de kilométrage garanti, de label, d’un descriptif signé par le vendeur et l’acheteur etc. Et, ce, même si les VO ont une valeur inférieure à 100 000 dhs, les VO plus demandés. La marge étant au rendez-vous… Et toujours, il était question de professionnalisation, un sujet d’actualité en Algérie aussi !
Les F.R.E. une source de revenus, non de dépenses…
Ouverte par Khalid Benmansour, responsable du développement de Dekra au Maroc, cette seconde partie a mis l’accent sur une nécessaire professionnalisation de l’activité VO, comme Khalid Benmansour le souligne d’emblée : « Il faut organiser le marché du VO, créer des centres de profit, des centres de distribution en réseaux. Cela suppose d’investir non seulement dans des espaces dédiés mais aussi dans les personnels formés et dédiés au VO. L’opportunité de reprendre des VO, est un concept nouveau au Maroc et le professionnel de la distribution peut s’en emparer parce qu’il peut proposer un guichet unique, la vente VN, l’expertise, le CT, le financement, l’assurance etc C’est ainsi que des solutions ont été proposées tout au long de ces échanges. On a vu, ainsi, Vincent Kneppert, directeur Afrique du nord de Sidexa, expliquer comment on peut dresser des valeurs VO, en prenant appui sur des données exactes des véhicules. Sidexa qui a rentré les gènes de quelque 19 marques de véhicules en mémoire, peut délivrer les données nécessaires pour faire une évaluation des travaux à faire sur un véhicule (avec temps de réparation, prix des pièces etc.) et donc donner une valeur au VO).
Hervé Daigueperce









