L’Association des Concessionnaires Automobiles d’Algérie (AC2A) a salué la décision de lever l’interdiction de l’importation des véhicules d’occasion. Toutefois, l’association a appelé les pouvoirs publics à élaborer un cahier de charges pour régir cette activité, en concertation avec les professionnels du secteur. Dans un communiqué de presse, l’AC2A « salue et supporte toute action venant à renforcer le cadre règlementaire dans le développement de son secteur d’activité », et d’ajouter que « la normalisation de ce marché était une nécessité absolue permettant de garantir aux citoyens l’accès, à prix raisonnable et dans un cadre règlementé, aux véhicules d’occasion ».
L’AC2A estime également que l’encadrement, dans le cadre d’un réseau de distribution règlementé de la vente et l’après-vente des véhicules d’occasion, était l’unique voie permettant de sécuriser la prise en charge totale du client, aussi bien dans le respect des garanties techniques, que dans la lutte contre les tentatives de dérive qui pourraient en découler. Selon l’association des concessionnaires, il est nécessaire de préserver l’intégrité du parc automobile algérien, notamment en ce qui concerne l’effort de rajeunissement entamé par les pouvoirs publics, rajeunissement qui a permis une amélioration notable du niveau d’émissions de CO2, préservant ainsi l’intérêt de la santé des habitants. Cependant, un retour des importations de véhicules d’occasion, si cela est mis en place sans concertation avec les professionnels du secteur, et sans cadre règlementaire précis, pourrait représenter plusieurs « risques ».
Il s’agirait, essentiellement, d’absence de traçabilité technique du véhicule, d’absence de garantie technique du véhicule, des risques sécuritaires, d’absence de traçabilité des flux financiers permettant un contrôle des masses monétaires mais aussi une bancarisation, évitant ainsi les écueils de l’informel. Ces risques concernent également le recouvrement de la fiscalité, la préservation de l’emploi, ajoute la même source. La levée de l’interdiction de l’importation des véhicules d’occasion pourrait, aussi, fragiliser l’effort de développement d’une industrie automobile structurante et de développer un marché parallèle incontrôlable, en opposition à la politique de quotas, nécessaire dans l’environnement actuel, a conclu l’association.
Nabil Meghiref









