Saïd Mansour – EMSG
Saïd Mansour, président d’Equipment Motors Service Group Mansour (EMSG), revient sur les débuts d’Algérie Rechange et sur le rôle que la revue a joué dans la structuration et la visibilité du secteur de la pièce de rechange en Algérie.
Comment avez-vous connu Algérie Rechange ?
Nous avons découvert Algérie Rechange dès ses débuts. À cette époque, il s’agissait d’une initiative éditoriale modeste mais très prometteuse, entièrement dédiée à un secteur essentiel : l’après-vente automobile et la pièce de rechange.
Très rapidement, nous avons compris l’importance d’un tel média, car le secteur manquait d’une publication professionnelle capable de rassembler les acteurs du marché, de valoriser la profession et de suivre l’évolution du secteur.
Pourquoi avoir participé dès le début ?
Pour nous, participer à cette revue représentait une opportunité d’exprimer notre point de vue en tant que professionnels et de contribuer à l’évolution du secteur.
Algérie Rechange offrait un espace d’échange et de réflexion qui permettait de mieux comprendre les enjeux de la filière et de partager les expériences des différents acteurs.
Qu’avez-vous particulièrement apprécié ?
Nous avons particulièrement apprécié le fait que la revue nous ait permis de découvrir et de rencontrer de nombreux acteurs de la pièce de rechange, aussi bien en Algérie qu’à l’international, qu’ils soient algériens ou européens.
La revue apportait également des informations utiles sur l’évolution du secteur au niveau national et international, tout en mettant en lumière l’organisation du marché et les relations professionnelles entre les différents opérateurs.
Elle a aussi contribué à mieux faire connaître la profession, notamment en soulignant l’importance de la formation et de l’amélioration des compétences.
Nous avons également apprécié l’effort de vulgarisation, notamment la traduction et l’explication de certaines appellations techniques des pièces en langue arabe.
Enfin, la revue a mis en avant le rôle essentiel de la maintenance automobile dans la préservation du parc automobile national et son importance économique.
Comment situez-vous Algérie Rechange pour votre entreprise ?
Algérie Rechange a contribué à renforcer la visibilité de notre entreprise.
Grâce à cette revue, nous avons pu être identifiés par plusieurs partenaires et entreprises étrangères, ce qui a facilité les échanges avec des acteurs internationaux.
La revue nous a également offert une tribune pour exprimer nos idées concernant l’organisation du secteur en Algérie et partager certaines propositions susceptibles d’aider les autorités à mieux comprendre les réalités de cette activité.
Elle a aussi servi de plateforme d’expression pour l’ensemble des professionnels du secteur : importateurs, distributeurs, mécaniciens et même les utilisateurs de véhicules.
Y a-t-il des axes d’amélioration ?
Comme toute expérience médiatique, il existe toujours des axes d’amélioration.
Il arrivait par exemple que la publication intervienne après certains événements importants du secteur, alors que nous aurions souhaité une couverture encore plus proche de l’actualité.
La question de la diffusion est également importante. Nous aurions souhaité que la revue atteigne davantage certaines administrations et institutions publiques afin qu’elles puissent mieux comprendre les réalités et les défis de cette profession.
Nous aurions également apprécié l’organisation de journées d’information ou de rencontres réunissant les professionnels du secteur, les contributeurs de la revue et les responsables institutionnels afin de favoriser les échanges et de renforcer les relations professionnelles.
Comment voyez-vous l’avenir du secteur de la pièce de rechange en Algérie ?
Nous pensons que le marché de la pièce de rechange en Algérie ne restera pas limité à l’importation et à la distribution.
Il devrait progressivement évoluer vers la fabrication locale, en cohérence avec la politique nationale visant à développer l’industrie mécanique et à augmenter le taux d’intégration dans la construction automobile.
L’Algérie dispose en effet de plusieurs atouts pour réussir cette transition : un parc automobile important, une forte demande en maintenance et en pièces de rechange, ainsi que la disponibilité de l’énergie et des ressources humaines.
Quel rôle peuvent jouer les acteurs actuels du marché ?
Selon nous, les importateurs et distributeurs ayant acquis une longue expérience du marché peuvent jouer un rôle essentiel dans cette transformation.
Ils pourraient progressivement passer de la distribution à la fabrication, en partenariat avec des entreprises internationales, notamment dans des domaines tels que les systèmes de freinage, les suspensions, les filtres ou certains composants mécaniques.
Quel rôle pour les salons professionnels et les médias spécialisés ?
Les salons professionnels comme Equip Auto Alger et les médias spécialisés comme Algérie Rechange peuvent contribuer activement à cette évolution.
Ils peuvent notamment :
- valoriser les opportunités industrielles du secteur
- favoriser les partenariats entre entreprises algériennes et acteurs internationaux
- diffuser une culture de qualité et de normes industrielles
- soutenir la formation et la montée en compétences des professionnels
Quel rôle Algérie Rechange pourrait-il jouer à l’avenir ?
Dans ce contexte, Algérie Rechange peut devenir bien plus qu’une simple revue professionnelle.
Elle pourrait s’imposer comme une véritable plateforme d’accompagnement pour le développement de l’industrie mécanique en Algérie, contribuant ainsi à la transition d’une économie principalement basée sur l’importation vers une économie davantage tournée vers la production et la fabrication locale.
Propos recueillis par Abdellah Khalil









