FRICTION-TEC promeut la batterie AFB avec la technologie de Moll Batterien

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De l’autre côté de l’allée où siégeait son grand concurrent et confrère, Friction-Tec avait aussi son lot d’innovations à présenter tout en ayant une stratégie assez différente de la plupart des exposants comme nous l’entendons de la bouche de son P-dg Salim  Haouari : « Notre objectif ne consiste pas à devenir à tout prix le fournisseur de Stellantis mais bien d’être identifié comme un acteur de premier rang dans la batterie et de pouvoir satisfaire aux exigences d’un grand constructeur automobile. La validation technique est désormais faite et nous sommes « validés » pour servir la première monte, ce qui signifie que nous avons passé avec succès les tests de conformité, les certifications internationales, les contrôles qualité en laboratoire etc. » Il nous dira, lorsque nous lui avons demandé comment allait Friction-Tec et le marché : « On s’accroche ! On ne peut pas importer sauf dérogation, il nos appartient donc d’assurer le marché national en qualité et quantité. C’est une belle mission qui exige de s’attaquer sans relâche aux nouvelles technologies ».

Et de nous conforter dans notre première impression : « Nous sommes nombreux dans la production de batteries en Algérie mais peu en capacité de produire des produits de dernière technologie. Nous avons l’EFB et nous nous sommes rapprochés de l’équipementier international Moll Batterien pour fabriquer sous licence des batteries AFB, une technologie développée par Moll avec Volkswagen et qui sert les mêmes applications que l’AGM. En clair, les batteries AFB font la même chose mais sont de conception différente élaborée et validée depuis trois ans. Une technologie qui a tellement séduit que Moll ne peut pas répondre à toutes les demandes, c’est pourquoi nous avons pu acquérir la technologie et fabriquer sous licence. Plusieurs partenaires de Moll étaient candidats et c’est nous qui avons été choisis, ce qui nous a confortés dans notre savoir-faire. »

Des normes et des laboratoires étatiques

Nous apprendrons peu après que Salim Houari appelle de ses vœux l’établissement de laboratoires étatiques pour contrôler la qualité de pièces et le respect des normes en vigueur : « Le régulateur, c’est l’Etat. Du côté des normes, nous sommes parés maintenant, reste à mettre en place les laboratoires officiels de contrôle. En fait, c’est assez simple comme process, puisque nous avons les normes en vigueur maintenant en Algérie, il convient à des laboratoires désignés ou fondés par l’Etat de procéder au contrôle des normes en vigueur. Parallèlement, je suis pour un pourcentage défini d’autorisation d’importation de produits très hauts de gamme car c’est aussi par la concurrence technologique que nous avançons. Il nous faudra toujours nous confronter aux innovations qui sont produites dans le monde entier et qui résultent de nouvelles demandes des constructeurs automobiles. La performance plus les contrôles et une concurrence qui nous fait grandir nous assurent d’un contrôle du marché. » Et lorsqu’on lui demande comment se démarquer, il répond en souriant : « Place aux meilleurs ! Si on offre de la très bonne qualité, et que l’on se met en position de servir l’OEM, la croissance de son entreprise est inéluctable. Si je reprends la notion de normes et de contrôles, c’est pour justement pour éradiquer les mauvais fabricants du pays. Pour que le « Place aux meilleurs » puisse définir notre marché, il faut que celui-ci ne soit pas pollué par les fabricants de produits mauvais, non conformes. Nous sommes déjà 14 fabricants de batteries, une dizaine d’autres se préparent, il nous faut prendre garde à la qualité de la production parce que nous devons être irréprochables auprès du consommateur algérien pour gagner et maintenir sa confiance. »

Et de poursuivre : « c’est aussi pour cela que nous avons créé une association de producteurs de batteries et de recycleurs, association qui nous permet de mettre en commun nos informations, nos questionnements et surtout de défendre notre filière auprès des pouvoirs publics comme nous l’avons fait, par exemple, au sujet de l’exportation sauvage du plomb. Nous ne défendons pas notre entreprise, nos intérêts personnels, mais une filière, des métiers et la qualité au service des automobilistes d’une part et de tous ceux qui ont besoin de batteries pour leurs engins, leurs équipements etc. »

« Chez Friction Tech, nous travaillons déjà sur une batterie au lithium, pour le véhicule électrique et surtout, dans un premier temps, pour d’autres applications. Aux Etats-Unis, j’ai été surpris par le nombre d’applications au lithium qui existent déjà sur le marché et nous avons plein d’opportunités pour le marché de notre pays. »

Hervé Daigueperce

Rédaction
Rédactionhttps://www.algerie-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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