En réponse à une conjoncture économique où la facture en devise des produits raffinés importés est jugée très élevée et en qualité de pays producteur de gaz, le GPL reste une alternative pour rouler propre et moins coûteux. Introduit en 1980, il n’a pas pu se démocratiser, sauf pour certains grands rouleurs comme les chauffeurs de taxi.
La sensibilisation, opérée seulement par le prisme de l’économie à la pompe, n’a pas suffi pour convertir les automobilistes, qui lui ont préféré le Gazoil, lui aussi moins onéreux.
Mais avec les dernières augmentations des prix de l’essence et du Gazoil en 2018, la question peut susciter un nouvel intérêt pour se convertir au GPL, notamment en ce qui concerne les véhicules plus budgétivores. Cependant, les kits GPL proposés actuellement restent inaccessibles, avec des prix compris entre 55 000 et 70 000 DA, sans compter des délais de plus en plus longs pour obtenir un rendez-vous afin de procéder à la conversion au GPL. Ajoutons à cela, le nombre insuffisant de stations de distribution de GPL. Sur les 2 400 stations, seulement 700 stations assurent le service distribution GPL.
Un plan d’actions du gouvernement vise, désormais, à promouvoir le GPL, plan qui doit se traduire par un objectif de 500 000 voitures converties au GPL à horizon 2020. Un pari, qui se fera sûrement avec de nouveaux investisseurs, dans la production et installation de kits, qui viendraient sur un territoire acquis à Naftal et la société Ghazel, qui a équipé 100 000 véhicules en kits GPL.
Karima Alilatene









