La réparation de vitrage a un nom : Ovaglass

La réparation de vitrage a un nom : Ovaglass

En plein développement de la franchise Ovaglass, Djamel Ouallal, son fondateur et directeur général témoigne d’une vraie vision des besoins de l’Algérie d’aujourd’hui et d’un savoir-faire particulièrement communicatif !

Ovaglass comme Ouallal Verre Auto et Glass pour une compréhension immédiate, Ovaglass un nom qui claque bien et annonce la couleur, un nom amené à se propager partout en Algérie, sous forme de franchise. Et avant toute chose, un nom qui renvoie à chef d’entreprise affûté et très observateur. Parce que, rappelons-le, une entreprise, c’est d’abord une histoire d’homme mi-visionnaire, mi-casse-cou qui a su se lancer et surtout convaincre. A écouter Djamel Ouallal, on comprend vite qu’Ovaglass est amené à se développer parce que sa capacité à écouter, à voir et à comprendre se veut pragmatique et opérationnelle. A l’origine, en effet, c’est l’oncle de Djamel qui a débuté le métier de changement de pare-brise, une activité artisanale dont le champ d’actions se porte essentiellement à Cheraga et plus largement à Alger. Mais c’est en 2008, que l’activité effectue une mutation lorsque les assurances entrent dans le jeu et cherchent à signer des conventions avec des partenaires. A l’affut des nouveautés, sillonnant les salons professionnels américains et européens, Djamel Ouallal comprend très vite la nécessité d’entrer dans une phase de normalisation du métier, et entreprend de mettre l’entreprise aux normes européennes de manière non seulement à être agréé par les assurances, mais aussi à bâtir le socle d’un concept duplicable ailleurs. Ovaglass naît alors, doté d’une signalétique très pro et d’un cahier des charges tout aussi pro. De quoi convaincre les autres professionnels de l’automobile, que le remplacement de vitrages et surtout la réparation du vitrage sont des choses … sérieuses ! Et que l’on peut garantir, une autre phase…

La réparation d’impacts, un must pas encore assez connu

Les métiers du vitrage évoluent aussi rapidement que ceux de la carrosserie, du design, de la connectivité et de l’électronique, tandis que les services aux clients se diversifient. Remplacer un vitrage pour un professionnel, entre dans le quotidien, pourtant ces vitrages ont changé de texture, de composition et arborent des caméras et des capteurs. Bien qu’il n’y ait pas encore de véritable demande de recalibrage de ces petits objets électroniques – les pros font très attention à ne pas les dérégler, encore moins à les abîmer, au moment de la remonte sur le nouveau pare-brise (chez Ovaglass, un technicien qui a 20 ans d’expérience les a apprivoisés), il faudra bien y venir et pour cela, se familiariser au respect des normes et des règles, à des process exigeants, ouvre des perspectives extrêmement intéressantes. Chez Ovaglass, maîtriser les process est devenu un impératif simple, en témoigne la réparation de vitrage. Beaucoup d’automobilistes croient que réparer un vitrage n’assure pas une qualité optimale du pare-brise, pourtant c’est en Europe, aux Etats-Unis, une pratique courante et obligatoire : on répare pour ne pas changer. Comment ? En quelques mots, Djamel Ouallal nous l’explique : « Lorsque le pare-brise présente un impact de l’ordre d’une pièce de 200 dinars, il est préférable de réparer le pare-brise plutôt que de le changer. On doit au préalable aspirer l’air qui s’est glissé dans l’orifice avant d’y injecter une résine qui présente la particularité d’afficher la même transparence. Autrement dit, pour l’automobiliste, il n’y a pas de différence, parfois on peut discerner comme une très légère égratignure, si l’impact a déjà pris de « l’âge ». En effet, il faut savoir que la réparation doit être faite le plus rapidement possible pour que la réparation ne se voit pas, et aussi pour que l’impact ne s’agrandisse pas jusqu’au moment où l’intervention n’est plus possible (ou devienne aussi coûteuse que le prix du remplacement). Une fois que la résine est bien entrée dans le pare-brise, il faut sécher à l’aide de rayons UV. Tout cela n’est pas si compliqué mais il faut bénéficier d’une formation et que cela soit effectué par un professionnel ». Néanmoins, des garagistes, des mécaniciens voire même des particuliers un peu habiles achètent auprès d’Ovaglass ces fameux kits de réparation que Djamel Ouallal fait venir des Etats-Unis, de chez Glass Mechanix et peuvent bénéficier d’une formation. « En Algérie, nous n’avons pas ces kits à disposition ni de fabricants de pare-brise, il faut donc aller chercher ailleurs le savoir-faire, c’est ce que j’ai fait et que je transmets à mes employés et aux franchisés » commente Djamel Ouallal. 

La franchise comme mode de développement

Bien que le système de franchise ne soit pas le modèle le plus plébiscité par les algériens (qui connaissent mieux la licence), il s’avère, pourtant, le plus efficace pour étendre un maillage et bénéficier d’une image de marque, d’une notoriété dont tous les acteurs bénéficient. Djamel Ouallal avait bien pensé, un moment, à monter ses centres en propre (il en a deux à Alger, l’un à Cheraga, l’autre à Rouïba) mais le développement aurait pris trop de temps et immobilisait beaucoup plus d’argent. Conscient que la concurrence peut s’intéresser à tout moment à ce concept – aujourd’hui, il n’y a que des artisans qui effectuent le travail de remplacement de vitrage, Djamel Ouallal doit assurer un déploiement de l’enseigne rapidement pour asseoir le réseau. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer avec l’ouverture de centres franchisés à Tipaza, à Bejaia, à Biskra à Tizi Ouzou… dans un programme qui en annonce 10 avant la fin de l’année et une quarantaine dans un avenir très proche, essentiellement dans les grandes willayas du nord de l’Algérie. L’objectif est mesuré et paraît très atteignable quand on considère les conditions d’agrément. Les droits d’entrée, de marketing et les royalties se veulent très, très abordables et l’équipement ne réclame pas un investissement très lourd. En revanche, Djamel Ouallal s’attache à bien choisir les professionnels qui se présentent afin que l’enseigne garantisse le sérieux de l’entrepreneur et de ses prestations. Normal, vous dira-t-on !

Les assurances comme partenaires

Bien que la réputation de qualité et de savoir-faire d’Ovaglass soit désormais bien ancrée et que la clientèle vienne par le bouche à oreille, Djamel Ouallal ne néglige pas, pour autant, l’importance des agréments assurance. Aujourd’hui, sur les 13 compagnies d’assurance exerçant en Algérie, 7 ne sont pas encore conventionnées. Le plus étonnant, c’est qu’elles n’ont pas, en proposition de service, la réparation, seul le remplacement est prévu. Pourtant, l’assurance gagnerait de l’argent, et le client préfère, en outre, garder son pare-brise d’origine. « Ceci s’explique, précise Djamel Ouallal, par le fait que cette technologie de réparation est encore nouvelle en Algérie, et pas encore assez connue. C’est pourquoi, le fait de franchiser, de distribuer les kits de réparation dans le pays et surtout de garantir à vie la réparation sont en train de faire évoluer les mentalités très vite. » Il est vrai, également, qu’Ovaglass ne cesse d’innover et de le faire savoir tout en travaillant. En effet, l’entreprise a mis sur pied un service mobile qui consiste à se rendre sur site (sur rendez-vous) pour réparer le vitrage sans frais supplémentaires. Quatre camionnettes sillonnent Alger et les clients sont plutôt contents. Les autres préfèrent aller dans le centre où 3 garages accueillent les automobilistes en permanence. L’intervention peut toujours se faire grâce à une gestion des approvisionnements de pare-brise toujours au top. Il y a un stock tampon dans le centre mais Djamel Ouallal dispose d’un entrepôt où ils stockent tous les vitrages. Ovaglass importe environ 12 % de ce qu’ils consomment, et pour tout le reste, s’approvisionne auprès des spécialistes. Il faut reconnaître que 80 % du marché est tenu par les produits chinois mais ce sont des produits de qualité reconnue (aux normes européennes selon notre interlocuteur). Les grands du vitrage internationaux européens ou autres affichent des prix encore trop élevés (le double…) et ne vendent qu’au travers des commandes des assureurs. Il faudrait peut-être produire sur place ? Djamel Ouallal n’exclut pas cette éventualité, à terme…

Et que fait-on des pare-brise brisés ? Le directeur général d’Ovaglass souhaiterait qu’il y ait une filière de recyclage qui n’existe pas encore en Algérie comme il nous l’explique « Il faut beaucoup de volume pour justifier de la création d’une usine, pour que celle-ci soit rentable. Même les européens font venir des matières des Emirates et d’autres pays pour alimenter leurs sites de recyclage. C’est peut-être une piste à considérer pour nous, car nous jetons environ 380 000 pare-brise par an (calcul effectué sur un pourcentage de casse d’environ 6 %) ». Quand on vous dit que Djamel Ouallal pense à tout !

   Hervé Daigueperce

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