Hologramme, symbole vertueux !

Hologramme, symbole vertueux !

Pour se protéger contre les faux, nombre d’équipementiers ont misé sur la technologie, dont l’hologramme s’avère une première sécurité. Les informations contenues doivent alerter le consommateur en cas de fraude. Repères et méthodes.

Comme chez beaucoup de fournisseurs internationaux, la démarche pour prévenir le professionnel ou le consommateur est savamment détaillée sur les brochures et les sites Internet des marques. Nous vous en détaillons deux, communiqués par Richard Soriano de Brembo et Boris Wuthnow d’Elring. 

Richard Soriano, directeur Aftermarket de Brembo, France, Belgique et Maghreb de Brembo

« Pour une expérience d’achat plus sûre, tous les produits Brembo authentiques disposent d’un système anti-contrefaçon sous la forme d’une carte à gratter, d’un hologramme ou d’un code QR pour en garantir l’authenticité. Cela signifie que l’acheteur peut retrouver le produit sur Internet en utilisant le code produit unique, pour vérifier immédiatement qu’il s’agit d’un produit authentique. Deux différents systèmes anti-contrefaçon peuvent se trouver sur différents types de produits Brembo. Pour les produits haute performance, une carte à gratter anti-contrefaçon se trouve à l’intérieur de la boîte avec les instructions du produit. Il suffit de rayer la bande argentée au dos de la carte pour révéler un code à 6 chiffres à saisir sur le site www.original.brembo.com pour vérifier que le composant est un original authentique. Pour les disques et les plaquettes destinés aux distributeurs, revendeurs et réparateurs, il existe un hologramme de la marque Brembo (pour les disques) et un code QR pour vérifier que le produit est authentique. Il est important que la boîte soit intacte et ne montre aucun signe d’altération. Pour les plaquettes de frein, le code QR est imprimé sur l’autocollant scellant la boîte, tandis que pour les disques, il se trouve sur l’étiquette du produit, avec un hologramme Brembo infalsifiable. »

Exemple méthologie pour reconnaître un produit Brembo

1. Contrôlez la boîte

Outre le rouge Brembo caractéristique, les boîtes de plaquettes de qualité première monte reportent les visages des employés. Les boîtes de plaquettes Brembo Xtra mettent en avant le caractère technique du produit, grâce à un graphisme spécial reportant un X. Si la boîte est différente de ces deux modèles, le produit est contrefait ! Toujours contrôler que la boîte ne présente pas de signes d’effraction.

2. Contrôlez l’étiquette antivol et photographiez le code QR

Un code QR unique est imprimé sur l’étiquette, afin de permettre de vérifier instantanément l’authenticité du packaging.

3. Vérifiez le marquage sur le produit

Toutes les plaquettes Brembo sont identifiables facilement et immédiatement grâce à l’homologation ECE-R90,la référence WVA, la référence et le logo Brembo. Pour signaler tout produit suspect, écrivez à academy@brembo.it

Exemple un produit Elring original en six étapes

Quelques étapes simples de vérification peuvent aider à distinguer les contrefaçons de produits et de marques de l’original.

Contrôle du numéro d’article

Le contrôle du numéro d’article doit toujours être la première étape : « Si le numéro n’existe pas, la prudence est de mise », met en garde Boris Wuthnow. La meilleure solution est de jeter un coup d’œil au catalogue imprimé ou en ligne sur
www.elring.com.

Scannage du code à barres

Le code à barres appliqué sur l’étiquette du produit renvoie, par scannage du smartphone, au catalogue en ligne Elring. Si le lien n’aboutit à rien ou renvoie à un autre numéro de pièce, il s’agit clairement d’une contrefaçon.

Scannage du QR code

Comme c’est déjà le cas pour le code à barres, le QR code renvoie au catalogue en ligne Elring. S’il n’aboutit à rien ou à un numéro de pièce incorrect, il y a contrefaçon.

Vérification du nanogramme

Le nanogramme Elring porte notamment un numéro gravé au laser. Si un seul numéro est imprimé voire qu’aucun numéro n’est disponible, il ne s’agit pas d’un nanogramme Elring. Le produit est donc une contrefaçon. En outre, le principe est le suivant : les nanogrammes Elring ont des numéros d’ordre, c’est-à-dire qu’aucun numéro n’existe deux fois. Par conséquent, si deux nanogrammes ont le même numéro, il s’agit aussi de contrefaçons.

Beaucoup de nanogrammes contrefaits sont de simples autocollants avec des éléments holographiques. Cependant, le nanogramme d’Elring ne peut pas être détaché étant donné qu’il se détruit lorsqu’on le pèle. Par conséquent, ce devrait toujours être la dernière étape du contrôle.

Tenir compte de l’information jointe

Les joints de culasse ainsi que les kits s’accompagnent toujours d’une information avec les consignes de serrage pour le montage correct du joint de culasse. En leur absence ou s’il manque des informations, il faut également faire preuve de prudence.

Tenir compte de l’épaisseur du joint de culasse

Les erreurs sur l’étiquette du produit relative à l’épaisseur du joint de culasse sont très graves. Deux exemples l’illustrent.

– Dans l’exemple d’un joint de culasse contrefait, l’étiquette indique 1,83 mm, mais la mesure du faux joint de culasse fait ressortir une épaisseur de 2,11 mm. L’installation entraîne donc une chambre de combustion nettement agrandie, ce qui se traduit par une combustion incontrôlée du mélange diesel-air avec perte de puissance et la sollicitation et la détérioration de l’ensemble des paliers du moteur.

– Dans un autre exemple pris sur le marché, l’étiquette indique 1,85 mm. En fait, cependant, la contrefaçon n’a que 1,65 mm d’épaisseur. La taille de la chambre de combustion est réduite, de sorte que le piston heurte la culasse et les soupapes. La conséquence certaine : un dommage coûteux au niveau du moteur.

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