GSB France : une première participation en son nom

GSB France : une première participation en son nom

Pour la première fois GSB France est présent sur Equip Auto en son propre nom. Un phénomène inédit qui donne à Mahmoud Siad, son Président, la liberté de parler de ses objectifs, de sa vision du marché de la rechange au Maghreb et en Afrique, mais aussi de digresser sur les futurs projets du Groupe Siad. Interview

Pourquoi serez-vous sur Equip Auto et quels sont vos objectifs ?

Notre premier objectif, c’est de trouver sur le salon d’autres clients, prendre plus de parts de marché. Le second objectif, c’est de présenter notre extension de gamme. C’est en effet la première fois que nous exposons, en tant que GSB France, pour mettre en avant notre gamme de produit sous notre propre marque ADS Original, sur notre propre espace de 36 m2 et pas sous l’entité Groupe Siad. Nous allons également créer des animations autour de l’équipement de garage avec nos fournisseurs partenaires.

Il est important pour nous d’être sur le salon pour parler de la qualité et du service. Nous serons donc présents sur le salon avec les équipes techniques et commerciales de nos partenaires ainsi qu’avec notre propre force commerciale pour répondre aux visiteurs.

Comment jugez-vous les marchés du rechange algérien et du Maghreb?

Ce sont clairement des marchés porteurs. En Algérie, il y avait 6 millions de véhicules, au 31 décembre 2016, dont 75 % de véhicules de tourisme et une évolution globale de 7 % par rapport à 2015… Le marché a doublé en 10 ans et le parc est doté, dans sa grande majorité, de véhicules de plus de 5 ans. D’où un marché porteur et, pour nous qui sommes généralistes et qui sommes axés sur les marques PSA et Renault, nous ne nous interdisons par de développer d’autres constructeurs…

Quant au marché du Maghreb c’est, lui aussi, un marché important sur lequel les relations commerciales sont plus fluides.

De quel œil voyez-vous l’offensive de PSA sur le marché algérien avec Euro Repar Car Service ?

Pour nous, l’arrivée de PSA avec ERCS n’est pas une offensive. Au contraire, je pense que cela va permettre de réguler le marché, d’offrir de vraies solutions en équipement de garage. Pour nous, ce n’est pas une concurrence absolue. L’Algérie, je pense, est un gros marché et tout le monde y a sa place, cela n’a rien d’inquiétant.

La fin d’année 2017 a été sérieusement bousculée par les nouvelles lois d’importation en Algérie. Que vous inspirent-elles ?

Je comprends le gouvernement algérien de vouloir favoriser la fabrication sur place et de valoriser son économie. Mais l’application de cette loi s’est faite sans sommation et sans concertation avec les professionnels. C’est cela qui a été difficile puisque personne n’a eu la possibilité d’anticiper. Après, si nous avons des partenaires étrangers qui cherchent à développer une industrie sur place, nous, nous sommes prêts à tenter l’aventure…

Le GSB France serait donc prêt à créer une joint-venture pour développer l’industrie locale ?

Le gouvernement algérien a engagé une politique très ambitieuse. Mais ce type de partenariat servirait à la fois les intérêts de GSB FRANCE et ceux des constructeurs locaux et du marché régional. Les constructeurs ont l’obligation de monter des pièces produites localement et le but pour eux est justement de monter de grosses pièces afin de réduire les coûts d’importation. Il y a donc une véritable opportunité, pour nous, qui interviendrions en second rang. Alors nous y travaillons. Nous avons été approchés par des équipementiers de 1er rang et surtout, nous nous préparons d’ores et déjà à développer cette activité. L’idée c’est que nous soyons prêts dès 2019 – 2020.

  Propos recueillis par Ambre Delage

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