GPL et GNV, les carburants du futur en Algérie

Les journées techniques pour la sous-traitance véhicule organisées par le ministère de l’Industrie et des Mines les 5 et 6 mars ont consacré un atelier aux énergies alternatives propres aux carburants comme l’essence et gasoil. Développer des véhicules roulant au gaz est l’option la plus probable en Algérie, selon le panel constitué par des intervenants « triés sur le volet », comme le Professeur chimiste Djamila Halliche, Mustapha Nouri, directeur central à Naftal, Mohamed Bouloufa, directeur des études et recherche à SNVI, Mustapha Meghdouri, P dg de l’entreprise EMO du groupe algérien de mécanique, fabricant de moteurs et de Patrice Franke, directeur général de Sovac (groupe Volkswagen), tous étant unanimes sur le fait que l’Algérie converge plutôt pour le développement des véhicules mus au GPL et au GNC que vers le véhicule électrique, dont l’industrialisation est difficile et encore méconnue en Algérie.

En réponse aux économies des carburants fossiles, et forte d’une politique visant à alléger la facture des importations des carburants essence et gasoil, l’Algérie a engagé de nouvelles voies de diversification pour répondre à ce défi d’efficacité énergétique et s’est appliquée à développer des motorisations mues par des énergies alternatives comme le GPL –GNC ou le GNV, il y a déjà vingt ans. En dépit de son développement, cette option a connu de nombreuses contraintes pour son industrialisation à cause d’un manque de textes juridiques permettant de faire rouler des véhicules roulant au GNV, doublé d’un manque de développement des stations de remplissage de gaz, soit par Naftal ou Sonelgaz, a tenu à préciser Mohamed Bouloufa, directeur des études et recherche à la SNVI, qui a rappelé, par ailleurs, que le premier prototype mu au GNC a été mis au point en 2005 et approuvé en 2013, en attente de l’homologation.

Malgré le savoir-faire et la maîtrise des différents groupes de sociétés nationales des véhicules industriels et EMO à développer ce genre de véhicules mus par des moteurs propres, les essais en grandeur nature sur circuit urbain n’ont pas été rendus possibles du fait du manque d’implication d’acteurs comme la société de transports ETUSA, Naftal ou Sonelgaz, qui, déjà, en amont, devraient investir dans les compresseurs à gaz.
D’autre axes de développement de gaz alternatifs permettront la croissance d’une industrie pétrochimique qui jouera un rôle important dans la démocratisation de nouveaux carburants plus propres et moins onéreux. Pour Naftal, selon l’intervenant Mustapha Nouri, directeur central, le GPL présente de bonnes perspectives économiques à différents niveaux, aussi bien, souligne-t-il, pour l’entreprise qu’il représente que pour l’économie nationale. La transformation massive des véhicules au GPL est un axe majeur de développement de Naftal qui vise à convertir un million de véhicules à court terme grâce aux investissements consentis pour le développement d’un pôle de conversion à zéro km qui entrera en production, en 2019, ayant capacité de transformer jusqu’à 40 000 véhicules. A son tour Antonio Calvo, sustainable mobility Manager de Seat a évoqué l’expérience espagnole qu’il a mise à profit de l’assistance .

Karima Alilatene

Réagir

Your email address will not be published.