Cinq ans, apprendre à marcher…

Cinq ans, apprendre à marcher…

Lorsqu’il y a cinq ans, vous découvriez sur Equip Auto Alger, le premier numéro d’Algérie Rechange, un magazine dédié aux professionnels de l’après-vente automobile algériens, qu’ils soient importateurs, distributeurs, revendeurs, mécaniciens, fabricants ou bien encore fournisseurs nationaux et internationaux, vous avez laissé entendre le souhait de voir ce journal devenir votre outil de communication privilégié. Né de votre demande pressante de bénéficier d’un organe d’informations et de communication qui parle de vos métiers et qui s’adresse à la grande famille de la pièce et de l’équipement, Algérie Rechange s’est alors donné la mission d’être votre porte-parole auprès de vos confrères et des équipementiers, mais aussi envers les institutions qui vous représentent et qui prennent les décisions liées à votre profession. Aujourd’hui, Algérie Rechange fête ces cinq ans, avec vous, comme l’illustrent toutes ces interviews des figures les plus représentatives de la rechange, interviews qui libèrent la parole sur les cinq ans qui viennent de se passer et sur les attentes des professionnels pour les années à venir. Interviews qui dressent un état des lieux de l’après-vente aujourd’hui et de la formidable résilience d’une profession qui se réinvente perpétuellement, en réaction comme en anticipation, sans craindre de réinvestir dans l’avenir. Interviews qui vous annoncent aussi beaucoup de projets que vous allez découvrir…

Contourner les crises

En cinq ans, les professionnels de la rechange ont eu à subir de nombreuses péripéties, entre l’arrêt des importations de véhicules, le ratage du programme de réindustrialisation du pays via les sites de montage de véhicules, ou la crise pétrolière avec la chute des cours à laquelle se greffe celle de la monnaie, un dinar qui souffre et qui influe sur les tarifs des pièces et des équipements… Il faudra ajouter aussi les nouvelles réglementations destinées à lutter contre la contrefaçon et à réguler les importations pour assainir la profession, des réglementations dont les conséquences pour les professionnels reconnus – même si les objectifs au départ sont louables – ont généré bien des contraintes financières, logistiques, et administratives, obligeant les uns et les autres à repenser les priorités et les volumes. Puis est arrivée la Covid-19 qui a bousculé toute l’activité et dont il est inutile de lister les répercussions. Pourtant, comme pour tout ce qui a bouleversé la profession, la crise sanitaire a eu un effet booster sur l’organisation des entreprises. Le digital est entré en force dans la rechange et vous tous, lecteurs de ce magazine, avaient accéléré de manière extraordinaire la transition digitale. Tout n’est pas fini, assurément, mais la construction de nouveaux modes de travail est en route, s’invitant dans la gestion de l’information, de la formation en e-Learning pour se glisser dans la gestion des stocks et bientôt dans le catalogue et le commerce en ligne. Un saut en avant qui révèle, une fois encore, le dynamisme des professionnels de l’après-vente qui étonnent encore les constructeurs. On a vu aussi se professionnaliser les sociétés, les maillages territoriaux se renforcer, les plateformes de distribution éclore, les marques de distributeurs se créer pour pallier les pouvoirs d’achat en baisse sans renoncer à la qualité, les réseaux sociaux se dévoiler, on a découvert une soif avide des importateurs de se rapprocher des groupements internationaux et pas seulement pour des raisons financières – un avantage qui paraît secondaire au regard des autres – mais pour les échanges d’expérience, les rencontres avec des gens du même milieu mais d’autres pays, et les rendez-vous avec les grands équipementiers. Comprendre qu’il est urgent de s’unir et de bénéficier de savoir-faire dont la possession va se révéler essentielle dans les années à venir, en plus de se doter d’outils nouveaux… Tout cela en si peu de temps !

Face à face

A chaque crise, à chaque contrainte, on l’a compris, la profession trouve une ou des solutions pour se maintenir à flot, on le voit encore avec la crise sanitaire. Pourtant, il reste quelque chose qui résiste au changement et à la technologie, c’est le face à face, l’échange physique, la rencontre réelle et non virtuelle. La profession est en manque, elle le clame haut et fort : rien ne remplacera les rencontres en face à face, dans les entreprises, sur les salons, dans les usines et les plateformes, dans les lobbies des hôtels lors des rencontres professionnelles, rien n’abolira la qualité des rencontres physiques où la perception des humeurs et des émotions fait souvent plus que le discours. Vivement le retour à une vie normale qui nous permette de voyager à nouveau. Une belle transition pour inviter ceux que je n’ai pu joindre par téléphone à me contacter afin que le prochain numéro les accueille bien comme il se doit !

Bonne lecture à tous et merci de votre contribution à notre anniversaire.

Hervé Daigueperce

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