Abdallahi BENAMAR, Nord Est Auto

Abdallahi BENAMAR, Nord Est Auto

« Le marché est filtré, c’est une bonne chose »

De sa tranquille et apparente assurance, Abdallahi BENAMAR expose produits, services et idées sur Equip Auto, tout en prônant les besoins en formation. Le nouvel actionnaire d’Amerigo, en Algérie, se veut toujours plus en phase avec l’innovation, vecteur de progrès et de croissance.

Verbatim en 8 points :

Les nouvelles réglementations : « L’application de la nouvelle réglementation est un peu longue, ce qui ralentit notre activité. Néanmoins, le marché est filtré, c’est une bonne chose. Et malgré ces contretemps, notre maison se porte bien et continue de croître. On avance ! »

L’offre produits : « Nous n’avons pas augmenté le nombre de marques et continuons de promouvoir la pièce d’origine des marques première monte connues sur le marché, fabriquées pour le constructeur et l’après-vente indépendant. Il y a bien quelques marques qui nous manquent comme la suspension, des produits Elring et la pâte à joints. »

Equip Auto Alger : « Nous y sommes pour recevoir nos clients, faire connaître nos produits et rencontrer beaucoup de fournisseurs. Nous avons vu beaucoup de visiteurs lors de cette édition, peut-être est-ce lié aux interrogations des clients quant aux nouvelles réglementations. Beaucoup de questions ont porté sur la disponibilité des produits, si les approvisionnements fonctionnent bien. On leur envoie des e-mails de confirmation, sur les arrivages afin de les rassurer. »

La technique et la formation : « Comme nous avons des produits première monte, nous n’avons pas besoin de les faire connaître. En revanche, nous avons besoin d’apporter un soutien technique qui se traduit par des soirées sur des thématiques choisies comme sur le freinage récemment avec TRW et aussi sur la suspension avec KYB. Nous allons bientôt en faire avec Schaeffler, en fait nous nous efforçons d’en organiser tous les deux mois. Cela ne se fait pas sans mal, il faut convaincre les mécaniciens de venir, leur offrir des petits cadeaux et à manger pour les décider à quitter leur atelier et à nous rejoindre. Mais nous estimons que c’est vraiment important et nos fournisseurs répondent bien à nos sollicitations. »

La logistique : « Nous avons des magasins à Oran, que nous approvisionnons par nos propres camions, et nous nous appuyons aussi sur des revendeurs et des distributeurs partout en Algérie, que nous livrons via des transporteurs de manière régulière. Dans les magasins, nous n’avons que des professionnels. »

La fabrication : « Bien sûr, la fabrication m’intéresse beaucoup mais il faut du temps pour préparer la plateforme. Produire des pièces détachées n’est pas si facile que cela et nous avons besoin d’appui d’équipementiers internationaux qui attendent que la situation soit plus claire, en Algérie, pour nous rejoindre. »

Euro Repar : « Il y a de la place pour tout le monde dans notre pays. Cependant, je ne pense pas que Peugeot aille jusqu’à renoncer à ses marges, c’est un peu ce qui est arrivé à Motrio, qui n’a pas fonctionné. »

Amerigo (Automotor) : « nous avons rejoint Amerigo, d’abord parce que nous étions déjà client d’Automotor depuis longtemps déjà, parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde. C’est un peu comme Nexus, c’est important pour faire un groupe. Automotor a des clients partout dans le monde, cela constitue des volumes importants qui peuvent, d’une part, nous faire obtenir des ristournes plus importantes et d’autre part, nous apporter plus de force vis-à-vis d’un fournisseur, pour avoir accès à ce fournisseur qu’on n’aurait peut-être pas sinon. Nous sommes sept actionnaires dont deux fabricants (Benbott et Zennadi), ce que nous voulons être. C’est obligé pour l’avenir du pays, nous ne pouvons pas être un pays de consommables ! ».

   Propos recueillis par Hervé Daigueperce

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