A la mémoire de Stéphane Galoustian

A la mémoire de Stéphane Galoustian

Le monde de l’automobile est en deuil.  M. Stéphane Galoustian, ancien Directeur du groupe Renault-Dacia Algérie, nous a quittés pour toujours et de la même manière dont il aura toujours vécu… tonitruante.

Stéphane Galoustian a succombé à une attaque cardiovasculaire, qui l’a terrassé en plein boulot. Transféré d’urgence vers l’une des cliniques du Maroc, les médecins n’auront rien pu faire devant la volonté du seigneur de le rappeler à ses côtés. L’arrivé de Galoustian aux commandes de Renault Algérie a été un tournant décisif.  Ayant pris le témoin d’un certain Michel Tranche, d’aucuns disaient que le mode de gestion du nouveau DG tranchait complètement avec son prédécesseur. En à peine quelques exercices commerciaux, Stéphane Galoustian a propulsé Renault et Dacia au-devant de la scène. La première marche du podium des ventes des véhicules en Algérie a ainsi été l’apanage de Renault Algérie 7 années durant son « règne ».  Détrônant des marques pourtant bien établies en tête du podium, pour ne citer que Peugeot et Hyundai.  Acharné du travail, Stéphane Galoustian était à son bureau à 6 h 30 du matin. Il n’en ressortait qu’à la tombée de la nuit. Ses collaborateurs qui, souvent, avaient du mal à suivre son rythme, disaient que Galoustian était marié à son travail.  Le défunt affirmait que pour avoir une entreprise performante, il fallait avoir un employé heureux.

En à peine quelques exercices commerciaux, Stéphane Galoustian a propulsé Renault et Dacia au-devant de la scène.

Et selon lui, pour avoir un employé heureux, il fallait d’abord lui donner de la considération, lui fournir l’environnement qui lui permette de s’épanouir, et aussi lui assurer un salaire décent.  Avant de prendre son poste à Alger, il ne savait pas que tous les Algériens parlaient français. Chose qui l’a poussé à suivre des cours de langue arabe en France. Ca lui aura au moins servi à laisser les journalistes bouche bée, lorsqu’on leur demandait d’écrire leurs noms en arabe.  Il aura aussi très vite appris quelque vocabulaire dans le dialecte algérien.  Ainsi on pourrait être sûr d’avoir un « wachbik, Hblet ?» (Non, mais ça va pas ! t’es malade ?) quand on lui demandait s’il pouvait prêter sa Laguna 3.6L essence 4control.  En somme, un homme exceptionnel, qui répétait à qui voulait bien l’entendre, que l’avenir ne se subissait pas, il se préparait plutôt.  Hey Stéphane, je ne sais si vous recevez la presse là-haut. Mais si tu lis ceci, sache que nous t’aimons. Repose en paix. 

Nabil Meghiref 

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