Pour sa 13e, Equip Auto Alger emballe Robert Lucchesi

Pour sa 13e, Equip Auto Alger emballe Robert Lucchesi

Il les a toutes faites, pourtant, celle-ci revêt une saveur particulière pour le patron d’ITPL, qui y retrouve ses amis, un patron toujours présent pour eux, et dont les fidèles collaborateurs, à l’image de Jean-Baptiste Drugeot, le directeur export, suivent l’exemple, professionnels jusqu’au bout de l’étiquette. 

L’étiquette, il connaît, Robert Lucchesi, celle en papier qui a tellement évolué, que les premières ont valeur de collector, mais l’autre aussi, vous savez, celle à laquelle on pense quand on évoque les grandes monarchies. Une étiquette très forte en Algérie, qui apparaît sous d’autres noms comme le respect, la tradition, le protocole ou la bienséance. Une étiquette qui régira à nouveau les codes lors de cette édition d’Equip Auto, la 13e , qui appelle ce commentaire enthousiaste : « Chez nous, en Italie, le 13 est un numéro porte bonheur, et je suis heureux de faire le 13e Equip Auto Alger, comme j’ai fait les 12 autres. Et je serais encore plus heureux de faire le 14e, le 15e, le 16e …InchAllah ! »  Et lorsqu’on lui demande si cette édition lui semble particulière à un autre titre que son numéro fétiche, il rend hommage à la profession : « Cette édition, personnellement, ne semble pas très différente aux précédentes, mais dans mon cœur elle signifie une chose, que tout le monde a réussi à faire tout cela, ensemble. Et c’est cela qui est important pour la filière, pour ses acteurs. C’est le résultat d’un gros travail de la part des professionnels et si nous en sommes à la 13e, cela prouve que c’est réussi, que cela tourne, et que tout le monde s’investit dans cette manifestation. »

Une vigilance accrue depuis les nouvelles réglementations

Lorsqu’on requiert du patron d’ITPL quelques informations pointues sur l’environnement du métier, sur les 120 % et les 31 jours, ou sur l’impact des élections, ses réponses se veulent très pragmatiques : « Comme dans tout pays, les élections vont être un sujet de conversation mais elles ne devraient pas avoir d’autre incidence pendant la foire. En revanche, les dernières réglementations ont, bien évidemment, engendré des changements importants. Pour l’équipe d’ITPL, elles ont généré beaucoup de travail en plus au moment de la mise en place, et elles exigent, au jour le jour, une vigilance accrue. Jean-Baptiste et moi devons être plus proches encore des importateurs et des fournisseurs, parce que 31 jours cela arrive vite, qu’on n’a pas le droit à l’erreur, et que les nouveaux process doivent être suivis à la loupe. A telle enseigne que trois de nos clients en transit, nous ont demandé de prendre en charge la totalité de la prestation, parce que c’était devenu trop contraignant et source d’erreurs potentielles. » Il faut dire que s’en remettre à ITPL, c’est faire appel à une expérience de longue date, Robert Lucchesi avait 23 ans lorsqu’il s’est lancé dans l’aventure et ses collaborateurs et collaboratrices (33 personnes, ndlr) officient depuis longtemps maintenant.

La confiance comme viatique

D’ailleurs, la confiance est devenue le mot de passe entre l’entreprise et ses clients comme nous le disait, il y a peu, Amine Kadri, directeur général de Kadiri :
« Robert sait accompagner un client et effacer tous les soucis. Honnêtement, c’est le meilleur transitaire que nous ayons eu qui apporte souplesse et flexibilité au business. Et si jamais il y a un problème sur une marchandise, il prend en charge tous les dégâts et ne se réfugie pas derrière les décisions d’assureurs qui vont faire perdre du temps à tout le monde. Il prend en charge et règle la question. Pour nous, c’est vraiment un plus. » Un avis que ne dément pas Mourad Ouar, directeur général des Etablissements Ouar : « Tout est bien huilé, rôdé, nous n’avons plus à nous faire du souci et je peux l’affirmer parce que 99 % des opérations qui viennent d’Europe et d’ailleurs, passent par ITPL. Je pourrais parler de rapidité en termes de qualité de service, ou de tarifs très corrects, mais je résumerais en évoquant la résolution des problèmes par anticipation. Le maître mot pour son travail serait l’efficacité. Quant aux papiers, il est beaucoup plus qu’aidant, il est indispensable, vital ». D’ailleurs, rappelons-le, ITPL a obtenu parmi les tout-premiers (voire le second, ndlr) le statut d’Opérateur Economique Agréé. Jean-Baptiste Drugeot, le directeur export, nous l’explique.

Opérateur économique agréé, un pass !

Officiant depuis une dizaine d’années dans le métier, Jean-Baptiste Brugeot, le directeur export d’ITPL, définit pour nous le statut de l’OEA, ou Opérateur Economique Agréé. « Cette appellation d’OEA est moins connue que l’ISO 9000 pour les sites de production, par exemple, mais l’appellation OEA est décernée avec autant de rigueur et d’exigences par les autorités douanières. Délivrée par les douanes, cette certification, en effet, valide que l’entreprise dispose des techniques et des process suffisants pour sécuriser les marchandises et les déclarations douanières. En plus simple, que nous sommes en mesure de bien faire notre travail du début à la fin, pour la sécurité de nos clients et celle de ses marchandises. Ainsi, en premier lieu, nous devons prouver que la sécurité des marchandises et celle des lieux est bien établie. Cela comprend le contrôle des accès, des systèmes de sécurité des bâtiments, des conditions d’entreposages etc. Nous avons ainsi 32 caméras qui surveillent les extérieurs comme les accès ou les corps de bâtiment et d’autres systèmes de sécurité que nous ne pouvons pas détailler ici. Le deuxième grand point de cette certification concerne les flux financiers et la maîtrise du contrôle financier global des opérations. Nous avons été l’un des tout premiers transitaires en France à obtenir ce statut d’Opérateur Economique Agréé, peut-être même le second ! Ce côté pionnier a conféré à ITPL une image forte de professionnel reconnu. C’est à la fois un gage de qualité, et aussi de tranquillité pour nos clients, puisque nous bénéficions auprès des douanes d’une confiance plus importante, qui facilite les démarches au niveau des déclarations des marchandises. Cet agrément s’apparente à une assurance qualité. »     

Chez ITPL, la qualité de l’étiquetage prend sa source dans la base de données

La meilleure façon de faire gagner du temps au client consiste à entrer toutes les références de ses produits, classées par équipementier, exportateur, importateur. Un logiciel étudié pour la question a été mis en place en 2007, et, depuis, l’équipe entre au fur et à mesure les nouveaux produits. Lorsque le client passe une commande, il n’est plus obligé de donner toutes les composantes des produits, ni les conditions de transport ou coordonnées spécifiques des destinataires. Plusieurs centaines de clients ou destinataires ont été intégrées dans la base, qui comprend également les consignes de travail propres à chaque équipementier, en fonction de ses besoins, de ses conditionnements, etc. Lorsque le client passe une commande, les listes de colisage et surtout les étiquettes ont été préparées. Comme les références très précises des produits ont été entrées dans la base, il n’y a pas d’erreur possible sur la taille d’étiquettes, par exemple. Un double embrayage et une bague ne s’étiquettent pas de la même façon ! Surtout, ils disposent des traductions en langue arabe, une obligation légale qui peut faire perdre beaucoup de temps au moment de la commande. La base de données renseigne les opérateurs, qui contrôlent tout au long de l’étiquetage, le bon respect des consignes. Aujourd’hui, l’étiquette doit comprendre quatre éléments indispensables, l’expéditeur, le destinataire, la désignation de la marchandise et l’origine, autant d’éléments qu’ITPL a en mémoire et dans les différentes langues. D’autres données peuvent être exigées par les douanes qui sont ajoutées immédiatement grâce à une veille juridique et douanière de tous les jours. Cela évite toute confusion en arrivant au port. Des années d’expérience, on vous dit !

  Hervé Daigueperce

Réagir

Your email address will not be published.